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Un point d’étape sur la restauration du patrimoine parisien
Tête de la Madeleine, détail du fronton de l’église de La Madeleine en cours de restauration
Pierre
Paris, église de La Madeleine
Photo : Didier Rykner
Le 13 septembre dernier, l’adjointe à la maire de Paris en charge du patrimoine, Karen Taieb, présentait « les temps forts de la rentrée » pour le patrimoine parisien. Entendons-nous sur le terme : par patrimoine parisien, il faut ici comprendre la partie qui entre directement dans le champ de responsabilité de cette élue, à peu près la seule de cette mairie à avoir une conscience de l’importance de sa mission. On parle donc ici des monuments historiques appartenant à la Ville et des œuvres qu’ils contiennent, soit d’une partie seulement de ce patrimoine. Alors qu’une amélioration, depuis quelques années, peut se constater dans la restauration des églises et des fontaines notamment (insuffisante, faute de budget et de moyens à la hauteur des besoins, mais réelle), le reste du patrimoine - les jardins publics, les places, la beauté des rues, le mobilier urbains, etc., qui ne dépend pas d’elle, est massacré consciencieusement par la municipalité [1]. Mais au moins plusieurs actions ont été menées récemment ou sont actuellement en cours qui témoignent du travail mené par Karen Taieb et par les deux services, la COARC (Conservation des Objets d’Arts Religieux et Civils) et le DECH (Département des édifices cultuels et historiques) dont il est nécessaire de parler ici.
Le bilan des actions en cours, effectué à l’occasion de cette présentation de presse, n’est pas négligeable. C’est ainsi que trois chantiers importants sur des façades d’églises parisiennes sont actuellement en cours : la Trinité, qui doit encore durer jusqu’à février 2027, l’église Saint-Eustache et la Madeleine (ill. 1), qui seront terminés en 2023. Nous reviendrons sur ce dernier édifice dans un très prochain article. Il faut y ajouter le massif d’entrée de…