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Les ventes du Mobilier national ne sont pas scandaleuses

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1. Armoire conservée dans les réserves
du Mobilier national (il serait
étonnant qu’un musée soit intéressé)
Photo : Didier Rykner
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Un article paru sous la plume de Claire Bommelaer dans Le Figaro, intitulé « Le Mobilier national cède certains de ses trésors pour soutenir les hôpitaux » cause une émotion certaine parmi beaucoup de passionnés de musées et de patrimoine. Il faut dire que son titre, parlant de « trésors » et la photo qui l’illustre, où l’on voit des meubles Louis XVI de qualité muséale, laissant entendre que des œuvres majeures pourraient être cédées [1], ont tout pour faire peur et risquent de donner de mauvaises idées à certains politiques déjà trop enclins à y réfléchir. Va-t-on ouvrir la boîte de Pandore de l’inaliénabilité, et nous séparer d’œuvres patrimoniales ?

Si l’on peut discuter de la pertinence pour le Mobilier national, une institution dont les besoins, notamment de restauration, sont immenses, de venir au secours des hôpitaux de Paris (c’est le rôle de l’État, pas de ses institutions culturelles), la vente par celle-ci de certains meubles n’est ni un scandale, ni d’ailleurs quelque chose de nouveau. Elle avait été évoquée il y a quelque temps, et nous nous étions rapproché de sa direction pour comprendre de quoi il s’agissait. Nous avions alors pu visiter les immenses entrepôts, à la périphérie de Paris, où sont stockés une partie des meubles qui ne sont pas actuellement utilisés par les administrations ou les ministères.


2. Armoires conservées dans les réserves du Mobilier national.
Leur vocation muséale semble douteuse.
Photo : Didier Rykner
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Il faut en effet rappeler que le Mobilier national, même s’il a accumulé au cours des siècles d’innombrables œuvres d’art de niveau muséal et s’il dépose dans des musées un très grand nombre de ces objets, qu’il présente lui-même dans des expositions organisées dans ses propres galeries, n’est à…

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