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- 1. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara façade côté rue
60 rue Jean de La Fontaine, 75016 Paris
Façade à trois niveaux.
À gauche, un retour est visible, correspondant aux espaces de service.
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans. »
Rue Jean de la Fontaine, au numéro 60, se dresse un bijou Art nouveau construit par Hector Guimard : l’hôtel Mezzara, seul bâtiment de l’architecte encore en mains publiques (ill. 1). Moins soucieux de son intérêt patrimonial que de sa valeur financière, l’État décida de le mettre en vente en 2015 pour sept millions d’euros. Plusieurs personnes s’en émurent, parmi lesquelles les membres de l’association du Cercle Guimard qui se démenèrent pour réunir les fonds nécessaires, avec l’intention de faire de ce lieu un musée consacré à l’architecte. En vain.
L’édifice fut malgré tout classé Monument historique en 2016 [1] devenant forcément moins attrayant pour de potentiels acheteurs. Avec l’hôtel Mezzara, l’État semble avoir mis en place une nouvelle politique pour les bâtiments en sa possession ayant une valeur patrimoniale : ne pas les vendre, mais les louer, sous forme d’un bail emphytéotique relevant du droit administratif [2].
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- 2. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara
Le hall d’entrée, vitrail zénithal
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
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- 3. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara, escalier et vitraux
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
Le louer, mais à qui ? À quelles conditions ? À partir de quand ? Le temps presse, le monument se dégrade, il reste inoccupé sinon pendant la période hivernale, au cours de laquelle il sert de logement d’urgence pour les plus démunis. Aucun appel d’offre pour un bail emphytéotique n’a encore été émis à ce jour par la direction de l’immobilier de l’État (DIE). Le Ministère de l’Action et des Comptes publics confirme que celui-ci sera lancé en 2020, sans toutefois donner de date précise.
Comment sera sélectionné l’heureux élu ? Là encore la réponse est floue : « les offres seront jugées sur la base de plusieurs critères, et notamment des garanties qui seront données pour respecter les mesures de conservation et de sauvegarde des biens meubles et immeubles. » Et le ministère d’ajouter : « La solidité financière de l’offre participe de cette garantie, dans la durée. » Une solidité financière qui participera aussi au renflouement des caisses. Or, si le montant que le futur locataire est prêt à payer est le principal critère de choix, et si l’objectif de cette cession est la rentabilité, alors sans doute l’hôtel Mezzara tombera-t-il entre les mains d’un émir désireux d’en faire un pied-à-terre parisien, ou d’une entreprise américaine à la recherche d’une succursale en France. Il sera définitivement perdu pour le public.
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- 4. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara, hall d’entrée
Photo : François Duhamel - Voir l´image dans sa page
Paul Mezzara [3] était un industriel du textile, vice-président avec Hector Guimard de la Société des artistes décorateurs en 1911. Fondateur à Venise, puis à Paris, d’une maison de dentelles et de broderies, il fit construire cet hôtel en 1910-1911, qui lui servit jusqu’en 1914 à la fois de résidence, d’espace d’exposition et de lieu de vente de ses tissus.
Bel exemple d’architecture Art nouveau, l’édifice est séparé de la rue par une grille ornée de ronces. Les balcons et garde-corps en fonte sont composés de lignes entrelacées d’inspiration végétale (ill. 1). Hector Guimard employa ainsi pour Mezzara de nombreux modèles de décors qui furent conçus pour les fonderies de Saint-Dizier et qui offrent aujourd’hui une formidable illustration de ses créations. À l’intérieur, un vitrail zénithal témoigne de la diversité de son savoir-faire (ill. 2), et l’escalier, selon Nicolas Horiot, architecte et président du Cercle Guimard « résume à lui seul la vision de l’architecte tant dans sa manière d’occuper l’espace que dans les détails de sa fabrication. La rampe est un assemblage de serrurerie et d’éléments de fer forgé, agrémenté de ses modèles de fontes ornementales. » (ill. 3 et 4). Dans la salle à manger, la table, les chaises et le buffet ont été créés par Guimard en 1912 et constituent le seul mobilier de l’architecte encore in situ [4] ; l’ensemble a été classé en 2019 et lié à l’immeuble par une servitude de maintien dans les lieux (ill. 5). La pièce est également ornée sur son mur d’une peinture de Charlotte Chauchet Guilleré intitulée Le Goûter. De l’autre côté, un jardin se déploie sur 700 m2.
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- 5. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara, salle à manger
La table, les chaises et le buffet ont été conçus par Hector Guimard en 1912
Bois fruitier
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
L’hôtel fut vendu en 1930 aux demoiselles Lacascade et servit de lieu d’enseignement privé. Il passa finalement entre les mains de l’État en 1956, confié au ministère de l’Éducation nationale et transformé en internat de jeunes filles pour le lycée d’État Jean-Zay. Il finit par être reconnu inutile aux besoins du ministère en 2015, afin d’être vendu.
Il est miraculeux que l’endroit n’ait pas été endommagé au fil des décennies et qu’il ait gardé sa distribution et ses volumes d’origine, ses décors - ferronneries, corniche en staff, cheminées, vitraux (ill. 3)- ainsi que le mobilier de la salle à manger.
Créée en 2003 afin de protéger et de promouvoir l’œuvre de l’architecte, et forte aujourd’hui de quelque 400 adhérents, l’association du Cercle Guimard se démène donc depuis plusieurs années pour sauver l’hôtel Mezzara. Elle avait réussi à y organiser une exposition en 2017 pour le 150e anniversaire de la naissance de Guimard, qui avait rencontré un véritable succès [5]. Aujourd’hui, elle attend de pouvoir répondre à un appel d’offre pour un bail dans l’espoir, à nouveau, de créer un musée, privé, puisque l’idée d’un musée public est définitivement écartée. Il aurait pourtant fallu que les pouvoirs publics dès l’année 2015 favorisent – à défaut d’en être à l’initiative - et participent financièrement à ce projet qui n’a rien de dispendieux. Mais il faut croire que le patrimoine est considéré comme un fardeau et que tous les prétextes sont bons pour ne pas dépenser un sou à son profit.
En effet, le 5 avril 2018, la sénatrice Céline Boulay-Espéronnier avait interrogé [6] le ministre de la Culture, alors Françoise Nyssen, sur la réaffectation de l’hôtel Mezzara, soulignant judicieusement que « ce bien dispose d’un fort potentiel d’exploitation culturelle. Il constitue une excellente occasion d’enrichir le patrimoine parisien d’un lieu comparable à la Casa Milà et au palais Güell barcelonais. Ce témoignage de l’œuvre de Guimard élargirait le rayonnement culturel de notre capitale sur la place européenne. » La sénatrice demanda donc à Audrey Azoulay, « compte tenu des enjeux culturels, touristiques et économiques, si son ministère envisage[ait] de se saisir du dossier. »
La réponse de la Culture fut digne de Ponce Pilate : reconnaissant le grand intérêt que ce bâtiment représente, il lui est malheureusement apparu que « la mise en valeur de ce monument, par une ouverture au public, poserait des difficultés qui ne seraient pas justifiées au regard de son potentiel de fréquentation. [7] ». On évalue donc la rentabilité du lieu avant d’en déterminer le mérite. Un monument n’est-il digne d’être sauvé que s’il rapporte de l’argent (ou n’en coûte pas trop) ? Le ministère semble confondre deux notions : un trésor patrimonial public inutilisé devrait être accessible à tout le monde, ce qui ne veut pas dire qu’il doive attirer le plus grand nombre.
Un autre argument laisse pantois : « La situation géographique de l’hôtel ne se prête pas non plus idéalement à l’accueil d’un large public. » On ne sait qu’en conclure. Faut-il aspirer au tourisme de masse ? Et reprocher au XVIe arrondissement de Paris d’être à la fois trop excentré et pas assez propice à la circulation de cars par dizaines
(ill. 6) ? Visiter Paris, dans l’idéal, c’est donc « faire », en une journée, la cathédrale Notre-Dame (de loin, dorénavant, ce qui finalement permet de gagner du temps), le Louvre, les Champs Elysées, l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel, pour finir aux Galeries Lafayette. Et ce qui ne se trouve pas sur cet axe ne vaut pas le détour.
« Dès lors, l’importance des investissements nécessaires à la reprise par le ministère de la Culture, ou par l’un de ses établissements publics, de ce monument historique, ainsi qu’à la restauration et à l’aménagement de ses intérieurs et de son jardin, apparaît disproportionnée, au regard des besoins existants par ailleurs sur le patrimoine monumental de l’État, par rapport à son potentiel de mise en valeur. ». Le ministère a ses pauvres et ses nécessiteux, il a déjà donné, passez votre chemin.
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- 6. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara façade côté rue
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
Mais tout n’est pas perdu, puisque le ministre a changé en octobre 2018. Quel est donc le point de vue de Franck Riester, se demandent tout palpitants les défenseurs de l’Art nouveau ? La réponse que celui-ci a faite est identique, mot pour mot, à celle de son prédécesseur. « Cet hôtel particulier présente un grand intérêt » mais « en raison de l’importance des investissements nécessaires, le ministère de la Culture n’a pas souhaité se voir attribuer la gestion de cet édifice […] notamment au regard des besoins existants par ailleurs sur le patrimoine monumental de l’État. ».
Concernant le projet muséal du Cercle Guimard « le ministère de la Culture est bien évidemment très favorable au principe de la mise en valeur des biens classés au titre des monuments historiques et de la diffusion de la connaissance de ces édifices et de leur architecture ». Il rappelle néanmoins avec la prudence d’un jésuite que l’ouverture au public n’a rien d’obligatoire [8], même si, évidemment, elle apparaît souhaitable « et le ministère de la Culture soutiendra les projets qui la favoriseraient. ». Il donne sa bénédiction, mais pas son obole.
Faut-il rappeler que Guimard est l’un des plus grands représentants français de l’Art nouveau ? Faut-il rappeler que les bouches de métro parisiennes sont connues dans le monde entier ? On en trouve même des reproductions à Lisbonne, Chicago, Mexico, Montréal, Moscou. Alors que Barcelone célèbre Gaudi et qu’à Bruxelles Victor Horta a son musée, la capitale française néglige ses trésors ; on dit des enfants gâtés que l’habitude d’être comblés les rend incapables d’apprécier ce qu’ils possèdent. Paris ne fait même pas partie du réseau européen Art Nouveau Network (RANN) qui réunit une vingtaine de villes dans le but de protéger et de mettre en valeur l’Art nouveau. Et c’est aux États-Unis qu’Hector Guimard sera à l’honneur l’hiver prochain dans une rétrospective qui devrait se tenir à Chicago, puis à New York [9]
Puisqu’un musée public n’est pas envisageable, les initiatives privées restent le seul recours. « L’hôtel Mezzara pourrait être l’écrin d’un centre culturel et touristique, ainsi qu’un lieu de documentation et de recherche. Nous proposerions au public de visiter le bâtiment, de découvrir une collection permanente et des expositions temporaires en lien avec la Belle Époque et plus largement avec la modernité. Sont ainsi réunis le lieu, les connaissances, les collections et le financement. » explique Dominique Magdelaine vice-président du Cercle Guimard.
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- 7. Hector Guimard (1867-1942)
Vitrine de l’Hôtel Guimard
(avenue Mozart), vers 1909
Poirier, verre et tenture d’époque -
175 x 58, 4 x 41,9 cm
Collection particulière
Photo : Sotheby’s - Voir l´image dans sa page
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- 8. Hector Guimard (1867-1942)
Meuble de toilette de
Castel Beranger, 1896-1898
Pitchpin peint avec rehauts dorés, marbre, cuivre nickelé - 85 x 56 x 181 cm
Collection particulière
Photo : Hôtel des ventes de Laval - Voir l´image dans sa page
Le comité scientifique et culturel du Cercle Guimard se compose de quatorze membres [10], parmi lesquels des conservateurs de musée et des historiens. Les adhérents du Cercle, passionnés et chercheurs, s’engagent à mettre en commun la documentation dont ils disposent pour créer un centre de recherches. De plus, les archives de Ralph Culpepper - pionnier de la redécouverte de Guimard dans les années 1960 - rejoindront ce fonds, tandis que plusieurs contributeurs sont prêts à l’augmenter - archives, travaux, photographies d’époque... - dès la réalisation du projet.
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- 9. Hôtel Mezzara
Les chaises Guimard de 1893 à 1925
Installation mise en place dans le hall de l’hôtel le 13 juin 2019 pour le tournage d’un reportage de Des Racines et des Ailes
(film « La Belle Epoque en héritage » diffusé le mercredi 18 septembre 2019) :
Photo : Cercle Guimard / Boris Cazenave - Voir l´image dans sa page
Les collections du futur musée seront d’abord formées de prêts et de dons d’amateurs privés. Une grande vitrine par exemple se trouvait dans l’hôtel qu’habitait Guimard ; passée en vente à New York, elle reviendra en France, acquise par un membre du Cercle (ill. 7). D’un tout autre style, un meuble de toilette provient quant à lui du Castel Beranger (ill. 8).
Le fonds ainsi constitué sera suffisamment riche pour retracer l’œuvre de Guimard et montrer par exemple l’évolution de sa manière à travers un ensemble de chaises de 1893 à 1925 (ill. 9). Le Cercle a lui-même une politique d’acquisition active : il a notamment acheté un banc-coffre et deux chaises de l’hôtel Jassedé (ill. 10), ainsi que deux chaises de la Mairie du Village Français, ou encore un dessin d’Adeline Oppenheim, épouse de l’architecte.
Cet ensemble pourra être complété par des dépôts d’institutions publiques, telles que le Musée des Arts décoratifs (ill. 11), le Petit Palais et le Musée d’Orsay détenteur principal du fonds Guimard, soit 2000 documents (calques, dessins, gouaches, esquisses..). Tous ces musées se sont montrés enthousiasmés par ce projet, ainsi que le musée municipal de Saint-Dizier et la RATP qui s’est elle aussi engagée à prêter des œuvres et des documents d’archives. À l’étranger de nombreuses institutions [11] ont également manifesté leur intérêt et sont disposées à un partenariat. La Ville de Paris à quant à elle affirmé son soutien à plusieurs reprises [12], mais il faudra que celui-ci soit sonnant et trébuchant si le musée voit le jour.
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- 10. Hector Guimard (1867-1942)
Banquette de l’hôtel Jassedé, vers 1894
Chêne massif - 93 x 94 x 48 cm
Collection du Cercle Guimard
Photo : Galerie Jacques Lacoste - Voir l´image dans sa page
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- 11. Hector Guimard (1867-1942)
Modèle pour un couteau entre 1905 et 1910
Dessin au crayon rehaussé
à la gouache sur papier.
Bibliothèque des Arts décoratifs.
Fonds Guimard
Photo : Bibliothèque des Arts décoratifs / Laurent Sully Jaulmes - Voir l´image dans sa page
Contrairement à ce que suggère le ministère, Nicolas Horiot affirme que le quartier est un véritable atout. « On peut y admirer de nombreuses constructions de Guimard : le Castel Béranger, qui se trouve juste à côté, 14 de la rue Jean de La Fontaine, fut primé au concours de façades de la Ville de Paris en 1898. Les ateliers de Guimard étaient situés avenue Perrichont - ils ont été démolis vers 1960 - et l’architecte résidait dans un hôtel particulier encore visible aujourd’hui avenue Mozart. Dans tout le quartier s’égrainent des constructions de Guimard. En outre, les amateurs d’architecture peuvent découvrir la rue Mallet-Stevens et la Fondation Le Corbusier sise dans la Maison La Roche. S’ajoutent à la liste, plusieurs immeubles construits par Auguste Perret et Henri Sauvage. »
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- 12. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara côté jardin
Photo : Le Cercle Guimard - Voir l´image dans sa page
Restait la délicate question du financement. Le Cercle cherchait depuis longtemps des mécènes. Il a trouvé mieux encore en la personne de Fabien Choné, qui n’a pas pour unique ambition de financer son projet, mais souhaite devenir le gestionnaire de l’exploitation commerciale du futur musée Guimard.
Ce passionné d’architecture s’était d’abord consacré au XVIIIe siècle avec la restauration de la Faisanderie d’Arcueil, et c’est par l’intermédiaire de l’architecte Maurice Culot [13] qu’il a découvert l’hôtel Mezzara et s’est intéressé à l’Art nouveau. Aujourd’hui président de la société Hector Guimard Diffusion [14] Fabien Choné l’affirme : « Notre projet est dans l’intérêt de la collectivité : des emplois seront créés – ce que ne permettrait pas la transformation de l’hôtel Mezzara en résidence privée – et ce patrimoine sera à nouveau accessible au public. Dans l’idéal, si nous remportons l’appel d’offre, il faudrait avoir la possibilité d’acquérir le bâtiment au bout d’un certain temps, afin de créer une fondation. Les collectionneurs seraient alors encouragés à faire des donations, assurés de la pérennité du projet. »
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- 13. Photographie de la façade arrière
vers 1914
Photo : Archives de la famille Rouland - Voir l´image dans sa page
L’édifice devrait faire l’objet d’une campagne de restauration et de rénovation. Nicolas Horiot [15] précise qu’il faudrait restaurer les décors intérieurs et extérieurs pour retrouver l’état d’origine. Du côté de la rue, il est prévu de restituer les chéneaux et les descentes en fontes ornées des fonderies de Saint-Dizier dessinées par Hector Guimard, qui sont autant de lignes noires qui rythment la façade. Côté jardin, il est envisagé de reconstituer l’avancée du toit coiffant les ouvertures de l’atelier de Paul Mezzara, grâce à une photographie ancienne retrouvée récemment (ill. 12 et 13). Nous envisageons également de reconstruire la porte monumentale de l’une des deux gares du métropolitain détruites au XXe siècle, le pavillon de l’Étoile ou celui de la Bastille. »
Il reste beaucoup à découvrir sur Guimard qui fut architecte, designer, mais aussi promoteur, homme d’affaire, et grand professionnel de la communication. Encore faut-il pouvoir répondre à l’appel d’offre, encore faut-il pouvoir l’emporter. Que les pouvoirs publics n’oublient pas La Fontaine au moment de choisir un locataire : « En toute chose il faut considérer la fin. »