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Vente du Mobilier national : les explications de son directeur Hervé Lemoine

Pour faire suite à nos deux articles récents, et aux nombreuses réactions ayant suivi l’annonce de la vente de meubles du Mobilier national, nous avons souhaité donner la parole au directeur du Mobilier national, Hervé Lemoine. Ses explications devraient, à notre avis, clore la polémique.

Hervé Lemoine, directeur du Mobilier national et de la Manufacture nationale des Gobelins
Voir l´image dans sa page

Votre projet de vendre des meubles appartenant au Mobilier national fait l’objet d’une grande polémique, certains craignant que vous vouliez vendre des « trésors ». Que leur répondez-vous ?

Je regrette l’interprétation qui en a été faite, notamment par le Guardian. Non, il n’y aura aucun trésor, aucune pièce majeure de mobilier dans cette vente. Pour reprendre la terminologie des commissaires-priseurs, il s’agira de pièces courantes. Leur seule particularité aura d’avoir servi à meubler des bâtiments officiels et certains de nos palais nationaux. Mais même dans nos palais nationaux, il y a des communs... et des meubles ordinaires. Ceux-ci sont inscrits sur l’inventaire B du Mobilier national pour les distinguer de l’inventaire A, qui identifie les pièces importantes ou intéressantes. Cependant, afin d’être certain de ne pas commettre d’impairs nous avons décidé qu’une commission interne réunissant tous les scientifiques de l’établissement, inspecteurs des collections et conservateurs du patrimoine, se réunirait pour décider de la liste des biens aliénables du domaine public. Un seul vote contre et le doute bénéficie toujours à l’objet. Nous sommes donc d’une extrême prudence, sachant que certains meubles plus simples peuvent aussi servir à des reconstitutions de décors comme nous l’avons fait abondamment avec la maison de Balzac à Saché, le château de Duras, la villa Cavrois et bien d’autres.

Ces aliénations sont nécessaires pour nous pour au moins deux raisons : la première pour moi est qu’elles vont nous permettre de mieux séparer, pardon de la trivialité de ma comparaison, le bon grain de l’ivraie. Dans nos dépôts nous conservons dans les mêmes conditions des chefs-d’œuvre et des armoires de guingois. Il convient donc de mieux identifier ces pièces vraiment importantes pour mieux les protéger, les identifier et, c’est…

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