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Le patrimoine d’Antananarivo en danger
La Tribune de l’Art s’intéresse à « l’histoire de l’art occidental du Moyen Âge aux années 30 ». Même si ce sous-titre, depuis notre nouvelle version, n’apparaît plus (il faudrait d’ailleurs que nous le réaffichions), notre politique éditoriale n’a pas changé. Nous avons tendance à traiter surtout l’Europe et l’Amérique du Nord pour des raisons pratiques, mais nous n’oublions pas que que l’influence de l’art occidental s’est répandue dans de nombreux pays du monde à partir du XVIe siècle, et cela entre également dans notre champ.
Nous aurions dû parler ainsi du tragique incendie qui, dans la nuit du 12 au 13 avril, a ravagé l’intérieur et la toiture de la chapelle royale de Milot en Haïti, une église inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais nous n’avons aucun élément de plus que ce que la presse a rapporté et à laquelle nous renvoyons nos lecteurs.
Nous pouvons, néanmoins, informer ici des menaces qui pèsent actuellement sur le patrimoine de Madagascar, notamment sur celui de la capitale Antananarivo (Tananarive) et qui, elles, ne doivent rien à un accident. Il s’agit bien de destructions patrimoniales volontaires, menées sous la direction du gouvernement, sur des bâtiments officiels. Nous avons, bien entendu, interrogé la présidence de Madagascar pour connaître les justifications de ce vandalisme, mais nous n’avons malheureusement reçu aucune réponse.
Antananarivo
État 2019 : les deux ailes à gauche et à droite, et la grille d’entrée sont encore debout
Photo : La Tribune de l’Art
Le premier bâtiment dont nous voudrions parler n’est autre que le Palais d’Ambohitsorohitra, une résidence présidentielle édifiée à la fin du XIXe siècle par l’architecte français Antony Jully. Il s’agit d’un beau bâtiment néo-XVIIe plutôt que néorenaissance comme on peut le lire parfois, en pierre et brique, qui est - ou plutôt qui était - formé d’un corps principal et de deux ailes…