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Patrimoine menacé : les réponses trompeuses du gouvernement malgache
Notre article sur le patrimoine menacé d’Antananarivo n’a semble-t-il laissé indifférent ni les Malgaches soucieux de leurs monuments historiques, qui expriment largement leur opposition sur les réseaux sociaux, ni le gouvernement du pays qui s’est même fendu d’une réponse officielle par la voix de son ministère de la Communication et de la Culture. Nous mettons en lien le document original, et nous avons pu le faire traduire. Nous passerons la première partie qui explique que le ministère est « responsable de la gestion de l’ensemble du patrimoine national dont le nombre s’élève aujourd’hui à 177 » et rappelle la procédure pour que ces monuments - qui peuvent être aussi bien des « créations naturelles » que des « œuvres artistiques » - soient inscrits sur une liste qui permet de les reconnaître comme « patrimoine national ».
Voici maintenant la traduction de la partie qui nous concerne davantage, et nous apporterons à chaque argument donné notre propre réponse :
(photo conservée au Musée de la Photo)
Photo : La Tribune de l’Art
« Nous souhaitons apporter des explications suite à un article paru dans le site La Tribune de l’Art portant l’intitulé "Le patrimoine d’Antananarivo en danger" :
Le bâtiment de la Poste d’Antaninarenina n’est ni dans le recueil de recensement du patrimoine national ni dans la liste énonçant les patrimoines nationaux tenue par le Ministère de la Communication et de la Culture. »
Que la grande poste d’Antananarivo ne soit pas dans la liste du patrimoine national, un monument qui appartient en plus à l’État malgache, n’est pas une excuse ou une raison valable pour la dénaturer, mais bien au contraire…