Les deux ivoires de la Descente de Croix finalement acquis par le Louvre

Didier Rykner
1. Paris, vers 1260-1280
Descente de croix
Ivoire
Les deux statuettes acquises sont à droite
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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1/2/13 - Acquisition - Paris, Musée du Louvre - On savait, depuis plusieurs semaines, que la souscription lancée par le Louvre pour l’acquisition des statuettes en ivoire de la Synagogue et de Saint Jean complétant une Descente de Croix du XIIIe siècle était un succès. Pour ne pas risquer de tarir les dons, le Louvre n’a communiqué officiellement qu’hier, dernier jour de l’opération.

Plus de 4000 donateurs ont donc permis de réunir les 800 000 € nécessaires pour compléter les 1 800 000 qui étaient déjà trouvés, financés pour 1,3 millions par les Amis du Louvre et 500 000 € par Axa Art (filiale d’Axa spécialisée dans l’assurance des œuvres d’art). Le Louvre indique que le don moyen est de 154 €, quelques entreprises ayant contribué pour des montants nettement plus élevés.


2. Gustave Courbet (1819-1877)
Le Chêne de Flagey
Huile sur toile - 89 x 110 cm
Ornans, Musée départemental Gustave Courbet
Photo : Musée départemental Gustave Courbet
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Une nouvelle fois donc, le système de la souscription montre son efficacité. Récemment encore, l’appel du département du Doubs pour l’achat d’un superbe tableau de Gustave Courbet (ill. 2) a également atteint son objectif, comme la Bibliothèque nationale pour l’achat du Livre d’heures de Jeanne de France, ou le Musée Ingres pour le tableau représentant Ingres visitant l’école de dessin, tandis que les dons sont nombreux pour le Centre des Monuments Nationaux, et notamment pour la restauration du dôme du Panthéon dont les travaux viennent de commencer et qu’en décembre Lyon avait réussi à acheter un tableau d’Ingres. De même, Fontainebleau pourra restaurer son Boudoir Turc.

Signalons que la souscription que le Musée de Valence a lancé pour l’achat d’une toile d’Hubert Robert est toujours d’actualité, bien que le maire de la ville ait pu laisser penser, à en croire un article du Dauphiné Libéré paru le 29 décembre 2012, qu’elle était abandonnée. En réalité, celui-ci semble inquiet que ses administrés puissent penser que la commune prendrait en charge la totalité de la somme, ce qui n’est évidemment pas le cas. La souscription porte sur un montant de 200 000 €, la ville devant contribuer à hauteur de 100 000 € et l’Etat verser un montant équivalent.

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