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De nouvelles porcelaines de Chantilly pour le Musée Condé
30/10/21 - Acquisitions - Chantilly, Musée Condé - Après avoir mis à l’honneur les porcelaines de Saint-Cloud et le dynamique Musée des Avelines lors de son édition 2020 (voir l’article), le Parcours de la Céramique accueillait cette année d’autres porcelaines tendres, venues de Chantilly : un mois après la fermeture de la belle exposition La fabrique de l’extravagance, porcelaines de Meissen et de Chantilly (voir l’article), les éblouissantes créations de cette éphémère manufacture princière française étaient à nouveau célébrées par un public choisi d’amateurs de céramique. Les responsables du Musée Condé - dont l’essentiel des collections de porcelaine de Chantilly provient de dons et d’achats ultérieurs au legs du duc d’Aumale et peut donc à l’occasion sortir du château - ne pouvaient donc pas vraiment manquer l’une des pièces phare de cette édition 2021, proposée par Bernard Dragesco et Didier Cramoisan : un fabuleux personnage asiatique (ill. 1) qu’on aurait volontiers qualifié de « magot » ou de « pagode » au XVIIIe siècle, aussi rare que séduisant.
Personnage asiatique, vers 1735-1740
Porcelaine tendre à couverte d’émail stannifère - 17 x 14,2 cm
Chantilly, Musée Condé
Photo : Yves Breton
Grâce au soutien du Parcours de la Céramique et d’un mécène souhaitant rester anonyme, cette pièce majeure a récemment pu intégrer les collections du Musée Condé du château de Chantilly. Comme le montrait si bien l’exposition, où l’on pouvait parfois confondre pièces asiatiques, saxonnes et cantiliennes, l’Extrême-Orient constitua une source majeure d’émerveillement et d’inspiration pour les collectionneurs et les artistes. On sait que Louis-Henri de Bourbon, septième prince de Condé, se réfugia dans sa passion pour les objets d’art et la porcelaine après avoir été disgracié par le roi et exilé à Chantilly, où son immense fortune assurée par le système spéculatif de Law…