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La fabrique de l’extravagance. Porcelaines de Meissen et de Chantilly

Chantilly, Musée Condé, du 5 septembre 2020 au 29 août 2021.

Si les porcelaines de Meissen et de Chantilly ont pu bénéficier ces vingt dernières années de quelques rares expositions dédiées - notamment à Dijon en 2001 [1] et au musée Condé en 2011 [2]) - jamais encore leur histoire comparée n’avait été présentée. Fort d’une centaine de prêts prestigieux consentis par la Porzellansammlung des Staatliche Kunstsammlungen de Dresde - avec lesquels un partenariat exceptionnel a été établi -, par diverses collections publiques nationales - au premier rang desquelles figurent le musée national de la Céramique à Sèvres et le Musée des arts décoratifs de Paris - et par plusieurs collectionneurs privés, le musée Condé embrasse brillamment ce sujet inédit dont il renouvelle la connaissance, vingt-cinq ans après la dernière grande monographie que Geneviève Le Duc dédiait à la porcelaine tendre de Chantilly au XVIIIe siècle [3].


1. Vue de l’exposition
Paire de vases carré et un vase circulaire
Chine, dynastie Qing (1644-1911), époque Kangxi (1662-1722)
Porcelaine dure de Chine de la famille verte montée en bronze ciselé et doré
47, 3 x 17, 6 cm/48,4 x 45,8 cm
Fontainebleau, musée national du château
Photo : C. Tanière Photographie
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2. Vue de l’exposition
Vase cage
Japon, Arita, vers 1700
Porcelaine dure du japon à décor bleu et blanc et dorures, laiton - 52 x 57 cm
Pau, musée national du château
Paire d’urnes à six pans montée en bronze - 40 x 21 cm
Japon, Arita, vers 1670-1690
Paris, musée du Louvre
Photo : C. Tanière Photographie
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La confrontation des deux grandes manufactures rivales de la première moitié du XVIIIe siècle, orchestrée par Mathieu Deldicque, conservateur du patrimoine au musée Condé en charge du commissariat, est édifiante. Fondées à vingt ans d’intervalle, en 1710 et vers 1730, par deux princes passionnés de porcelaine chinoise et japonaise, Frédéric-Auguste de Saxe, dit Auguste le Fort, prince-électeur de Saxe, et Louis-Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé, alors affaiblis politiquement – le premier contesté au trône de Pologne, le second disgracié après une éphémère carrière de premier ministre au service de Louis XV -, les deux fabriques partagent une histoire, une ambition et une production fort analogues. Inaugurée en septembre 2020 et finalement prolongée jusqu’à la fin du mois d’août 2021, l’exposition aura été maintenue onze mois durant, une véritable prouesse au regard des deuxième et troisième confinements qui eurent raison de bien des expositions du début de l’automne, pourtant rarement tributaires de tant de contributeurs extérieurs.


3. Vue de l’exposition
Garniture de vases chinois
Porcelaine dure de Chine à décor blanc et bleu
Chine, fours impériaux de Jingdezhen, dynastie Qing (1644-1911)
Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, Porzellansammlung
Photo : C. Tanière Photographie
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4. Les deux petits cabinets en laque du Japon,

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