Anne-Solène Rolland nommée à la tête du service des Musées de France

Didier Rykner
Anne-Solène Rolland
Capture d’écran d’une vidéo des Archives Nationales
Voir l´image dans sa page

13/2/19 - Nomination - Service des Musées de France - C’est, finalement, Anne-Solène Rolland qui va être nommée, à partir de lundi prochain, à la tête du Service des Musées de France, entité correspondant anciennement à la direction des Musées de France, devenu service depuis la création d’une direction générale des Patrimoines. Ce poste était sans titulaire depuis un an et le départ de Marie-Christine Labourdette (voir l’article du 21/2/18).

Normalienne, Anne-Solène Rolland est conservatrice du patrimoine diplômée de l’INP en 2006. Après avoir commencé sa carrière au Musée du Quai Branly, où elle est restée de juillet 2007 à mars 2010, elle est devenue conseillère patrimoine au ministère de la Culture de mars 2010 à août 2011 alors que Frédéric Mitterrand était le titulaire du poste. Après avoir passé ensuite deux ans, jusqu’à juin 2013, au Musée national de l’histoire de l’immigration, comme secrétaire générale et responsable du pôle patrimonial, elle est devenue jusqu’en février 2015 conseillère du président-directeur du Louvre pour l’action territoriale, puis en février 2015, depuis quatre ans donc, « directrice de la recherche et des collections », un poste créé par Jean-Luc Martinez avec l’objectif de court-circuiter les départements et qui contribue à l’effet « armée mexicaine » dont nous parlions dans cet article.

Nous ne jugerons pas de la valeur d’Anne Solène Rolland que nous ne connaissons pas personnellement et qui semble légitime pour ce poste administratif. Même si elle n’a pratiquement rien publié de scientifique et a toujours occupé, même au Quai Branly, des postes transversaux sans avoir la charge de collection, elle est conservatrice du patrimoine, ce qui remet cette formation à sa juste place dans la politique des musées. Elle a néanmoins fait partie de l’équipe de direction du Louvre depuis l’arrivée de Jean-Luc Martinez à sa tête, ce qui n’est pas forcément une référence. Alors que le ministère ne réagissait déjà absolument pas aux dysfonctionnements nombreux de ce musée, il est difficile d’espérer que cela puisse changer dans un proche avenir. Nous ne pouvons que souhaiter, pour les musées français en général, que la nouvelle responsable prenne à cœur l’énorme chantier de reconstruction qui s’ouvre devant elle, ce service étant aujourd’hui dans un triste état...

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