Une pendule squelette préemptée par Orléans

Julie Demarle

7/2/19 - Acquisition - Orléans, Musée des beaux-arts - L’Hôtel Cabu - musée d’art et d’histoire d’Orléans a préempté pour 7000 euros (hors frais) une horloge dite « squelette » de l’horloger orléanais Pierre-François-Claude Millé lors de la vente du 20 janvier proposée par la maison Rouillac à Vendôme. Cette acquisition s’inscrit dans la volonté actuelle du musée d’enrichir son fonds d’artisanat local.


Pierre-François-Claude Millé (1757- ?)
Horloge dite « squelette »
Bronze ciselé et doré - 44 x 25 X 12 cm
Orléans, Musée des beaux-arts
Photo : Rouillac
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Ce musée ne conservait jusqu’alors aucune pendule de ce type et de cette période, ni aucun exemplaire de cet horloger actif à Orléans autour de 1789 après un apprentissage à Paris en 1773. La mode des pendules « squelettes » apparaît à la fin du règne de Louis XVI. Il s’agit de laisser apparent le mécanisme pour en saisir toute la complexité et de dépouiller les compositions pour le sublimer d’autant plus. Certaines, comme ce modèle, ont un cadran supporté par une arche semi-circulaire soutenue par des colonnettes qui rappellent les pendules portiques du XVIIIe siècle.

Le cadran émaillé blanc, ceint d’émail bleu à semis d’étoiles d’or, présente des chiffres romains pour les heures et des chiffres arabes pour les minutes. Les aiguilles aux extrémités en fleurs de lys sont d’origine. Le cadran est coiffé d’un aigle aux ailes déployées et de deux guirlandes de pampres de vigne et de grappes de raisin. Il repose sur un cartouche émaillé bleu signé « Millé à Orléans », encadré d’entrelacs feuillagés, supporté par une arcature semi-circulaire, ornée de frises de palmettes, posée sur quatre colonnes. Le balancier est orné d’un masque d’Apollon rayonnant tandis que la base en marbre noir, ornée d’un rang de perle et d’une frise de palmettes, repose sur quatre patins dorés.

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