Un tableau de Pillement acquis par le Musée de Grenoble

Bénédicte Bonnet Saint-Georges
Jean-Baptiste Pillement (1728-1808)
Paysage, 1789
Huile sur toile - 46 x 67 cm
Grenoble, Musée
Photo : Galerie Michel Descours
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28/11/18 - Acquisition - Grenoble, Musée - Également connu pour son œuvre d’ornemaniste, Jean-Baptiste Pillement fut un paysagiste qui sut mêler l’art du caprice et l’étude de la nature. Le Musée de Grenoble a récemment acheté à la Galerie Descours un paysage inédit, réalisé à la fin de sa carrière lorsqu’il séjournait dans l’Hérault, à Pézenas.

Né à Lyon, il s’y forma auprès de Daniel Sarrabat, puis se rendit à Paris en 1743 où il fournit des modèles pour la Manufacture royale des Gobelins. Puis il parcourut l’Europe. Il partit pour l’Espagne et le Portugal entre 1745 et 1750, alla à Londres entre 1754 et 1760, s’arrêta un temps en Italie avant de se rendre à Vienne où il travailla pour le prince Joseph Wenzel de Liechtenstein, séjourna en Pologne enfin, entre 1765 et 1767, et devint peintre du roi Stanislas Auguste.
Il revint en France et, sous la Révolution, rejoignit sa sœur à Pézenas où il vécut dix ans entre 1789 et 1799, avant de finir sa vie à Lyon. Dans l’Hérault, il bénéficia de l’aide de Jacques Gamelin, directeur de l’Académie de Montpellier, qui lui trouva de nombreux clients.

L’œuvre de Grenoble est représentative de ces paysages accidentés qu’il produisit, animés d’arbres tortueux au feuillage léger, de rochers imposants creusés d’aspérités, et de figures minuscules, baignant dans des tonalités poétiques bleues et roses.
Au fil de ses toiles, l’artiste reprend certains motifs pour composer des vues différentes. Le Musée Fabre de Montpellier conserve deux tableaux assez comparables à celui-ci, dans l’un notamment, on retrouve l’imposant rocher à droite recouvert de feuillages, l’autre plus petit à gauche, entre lesquels vrombit une cascade. Une toile du Musée de Lyon s’organise autour de ces mêmes éléments ainsi que de la passerelle dans une vision beaucoup plus épurée.

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