Qui sera le prochain directeur général des Patrimoines ?

Voir l´image dans sa page

Selon nos informations, venant de sources diverses et concordantes, et comme nous l’avions déjà évoqué, les jours de Philippe Barbat à la tête de la direction générale des Patrimoines du ministère de la Culture sont comptés. Se pose donc désormais la question de son remplacement.

Il se murmure que serait favori un haut fonctionnaire du ministère, certes tout à fait respectable, mais pas du tout au niveau d’un poste qui demande à la fois une compétence reconnue dans le domaine du patrimoine et des musées, une très bonne connaissance du terrain et de l’administration du ministère de la Culture - notamment dans ses déclinaisons régionales - et une réelle volonté de remplir une de ses principales missions : se battre pour la protection du patrimoine.

Or, ce type de personnalité existe, et il n’est pas forcément à rechercher dans les cabinets ministériels (c’est souvent même le contraire) : on le trouve dans certaines directions régionales. Qui de mieux que quelqu’un qui serait ou aurait été déjà conservateur régional des monuments historiques, ou qui aurait tenu une fonction similaire du côté des musées, ou même qu’un directeur ou ancien directeur régional à condition que celui-ci soit un spécialiste de ces domaines et un homme [1] de terrain.

Nous avons des noms en tête mais nous ne les donnerons évidemment pas, cela pourrait leur nuire (même s’il est peu probable qu’ils soient venus à l’esprit du gouvernement…) ! Il est tout de même incroyable, à l’heure où l’on ne parle que de déconcentration et de décentralisation (des actions souvent fort mal menées) que les seuls noms qui viennent pour un tel poste soient ceux de personnes qui n’ont aucune compétence opérationnelle dans des domaines où celle-ci est absolument indispensable. Le directeur général des Patrimoines doit être une cheville ouvrière du ministère, pas un arriviste uniquement préoccupé par sa carrière…

Didier Rykner

Notes

[1À ceux qui s’indigneraient de l’absence ici d’écriture inclusive - que nous n’emploierons jamais - il va sans dire que nous utilisons le masculin au sens du neutre, et que le mot « homme » signifie ici « être humain »…

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.