Contenu abonnés

Quelques dessins en vente au cours du mois de juin

1. Carle van Loo (1705-1765)
Portrait de Jules van Loo en buste de profil gauche
Pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche sur papier chamois - 35 x 31 cm
En vente chez Millon à Drouot le 9/6
Photo : Millon
Voir l´image dans sa page

9/6/21 - Paris, Marché de l’art - Le salutaire report du Salon du Dessin du mois de mars vers le mois de juin a très logiquement entraîné à sa suite une partie des très nombreuses ventes aux enchères qui affolent amateurs, conservateurs ou même journalistes aux premiers jours du printemps. Toutes les maisons de vente n’ont cependant pas adapté leur calendrier saisonnier et c’est ainsi qu’on pouvait admirer de très belles feuilles il y a trois mois chez Christie’s à Paris (voir l’article) ainsi qu’à Drouot et dans diverses autres salles de ventes (voir l’article). Ce mois de juin se révèle toutefois très riche et la vente Artcurial de cet après-midi regorge déjà de beaux dessins (voir l’article), visibles depuis samedi dernier, tandis que les spécialistes se pressaient hier en salle 16 de l’hôtel Drouot pour ne rien rater de la sélection Millon qui passera sous le marteau à partir de 14h30. Nous y avons pour notre part retenu, bien sûr, le joli portrait (ill. 1) de son fils Jules par Carle van Loo qui ornait la couverture du catalogue, émouvante frimousse du milieu du XVIIIe siècle français tracée avec tendresse par un père aimant qui était alors au faîte de sa carrière, qui culmina en 1762 lorsqu’il devint Premier peintre du Roi.


2. Jean-Louis Le Barbier (1743 - ? )
La Cascade du Cerisey à Cauterets, 1784
Plume et encre noire, lavis gris et brun, aquarelle - 60 x 40 cm
En vente chez Millon à Drouot le 9/6
Photo : Millon
Voir l´image dans sa page
3. Jean-Louis Le Barbier (1743 - ? )
La Cascade de la Picaron à Cauterets, 1784
Plume et encre noire, lavis gris et brun, aquarelle - 60 x 40 cm
En vente chez Millon à Drouot le 9/6
Photo : Millon
Voir l´image dans sa page

Dans un tout autre genre, deux grands paysages de montagne surprenaient le visiteur : réalisés par Jean-Louis Le Barbier à la fin du XVIIIe siècle, ils sont localisés grâce aux inscriptions apposées sur la marge de leur montage : le premier (ill. 2) représenterait une « Vue de la cascade du Battant de Serisaye, au pont d’Espagne, dans les Pyrénées par Le Barbier, le jeune en 1780 » tandis que le second (ill. 3) est décrit comme une « Vue de la cascade de la Picaron, prise du chemin de Coteray, au pont d’Espagne, dans les Pyrénées par Le Barbier, le jeune en 1780 ». Si l’orthographe a quelque peu évolué depuis, ces lieux sont faciles à reconnaître, surtout la cascade du Cerisey qui est l’une des plus célèbres du Parc national des Pyrénées. Cauterets fut l’une des stations thermales les plus littéraires de France, fréquentée par les artistes et les écrivains au fil des siècles : Marguerite de Navarre y plaça ainsi l’action de son Heptaméron et ces sites inspirèrent Victor Hugo mais…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.