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Les étranges pratiques managériales du département des arts graphiques du Louvre

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Hans Holbein le jeune (1497-1543)
L’Humiliation de l’empereur Valérien
par Shapur roi de Perse
Plume, encre et lavis gris, aquarelle - 28,5 x 26,8 cm
Bâle, Kunstmuseum
Photo : Wikimedia/Domaine public
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Les fonctionnaires de catégorie A sont « chargés de fonctions de conception, de direction et d’encadrement [1] ». Ils correspondent donc à des cadres. L’une des caractéristiques des cadres est « l’autonomie qu’emportent les fonctions exercées qui permet au salarié de fixer lui-même les rythmes, contours et modalités de son travail dans le respect des orientations générales fixées par l’entreprise [2] ». Plus généralement, un cadre dispose d’une certaine autonomie pour exercer sa mission.

Un conservateur de musée est un agent de catégorie A, donc un cadre. Une de ses missions est d’étudier les collections qu’il conserve et de mener des recherches sur celles-ci dans le cadre de l’élaboration de catalogues des collections, de commissariat d’expositions, de participation à des colloques ou d’écritures de livres ou d’articles en rapport avec son domaine d’étude. Cela paraît évident, mais il est bon de le rappeler tant ce qui va suivre est, au sens strict, ahurissant et incroyable.

Pour assurer ces missions, un conservateur ne peut donc se contenter de rester à son bureau, dans son musée. Il est amené régulièrement à mener des recherches en bibliothèques ou en archives, à rencontrer des personnes extérieures (collègues conservateurs notamment), à se déplacer pour voir des œuvres dans d’autres musées, etc. C’est une des bases de son travail, qu’il a toute latitude d’organiser en tant que cadre, dans le respect évident des astreintes, des réunions de services ou de toute autre raison qui impose qu’il soit présent à son poste, dans son musée. Il est par ailleurs normal qu’il informe son supérieur hiérarchique de son absence ponctuelle du musée pour ses recherches ou toute autre mission, comme n’importe quel cadre dans n’importe quelle…

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