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Le Directeur du Patrimoine aime-t-il le patrimoine ?

Alexandre Gady et Didier Rykner
1. Charles Neveu
Façade sur rue de l’mmeuble du 12, rue de Tournon, Paris 6e
Photo : D. Rykner
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Cette question peut paraître insolente, mais elle témoigne du malaise face à l’action de l’actuel titulaire de ce poste prestigieux, créé en 1980 au ministère de la Culture, M. Michel Clément. Nommé du temps de Jean-Jacques Aillagon, cet ancien archéologue, passé par les Drac, est à nouveau au cœur d’une affaire qui fait douter les défenseurs du patrimoine de ses qualités. Rappelons que son nom est mêlé à plusieurs dossiers récents et douloureux, dont la liste qui suit n’est pas exhaustive : celui du massacre du magnifique bastion de l’enceinte Renaissance de Paris, découvert « par hasard » sous le musé de l’Orangerie, aux Tuileries ; celui du stade de football de Lille, qui devait saccager le site de la citadelle de Vauban, aujourd’hui protégée par l’Unesco, et que seule l’action en justice des citoyens a pu empêcher (voir article) ; celui de la dénaturation de la forteresse de Vauban à Belfort, hélas effective ; celui de la vente des hôtels de Vigny et de Croisilles, au Marais, siège de la médiathèque du Patrimoine, sans solution sérieuse de transfert de ses précieuses collections (voir article) ; celui enfin du Quartier Henri IV du château de Fontainebleau, où l’architecte en chef des Monuments historiques se croit autorisé à dénaturer profondément le bâtiment par l’application méthodique d’une peinture jaune totalement anachronique, sans que personne n’intervienne, dans un laisser-aller incompréhensible (voir article). A chaque fois, M. Clément était en position d’éviter ces erreurs, il a au contraire laissé faire, voire appuyé l’action funeste du ministère [1].


2. Charles Neveu
Un des deux escaliers menacés de
l’immeuble des ailes sur cour du
12, rue de Tournon, Paris 6e
Etat avril 2008
Photo : D. Rykner
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Une nouvelle et récente affaire le met gravement en cause, dans un dossier parisien qui…

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