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Fontainebleau n’est pas Schönbrunn
Quartier Henri IV, aile nord, façade nord donnant sur la ville
Etat actuel. La façade est entièrement peinte en jaune
Photo : D. Rykner (30 août 2007)
Une partie du château de Fontainebleau, connue sous le nom de « Quartier Henri IV » et qui s’étend autour de la Cour des Offices, est actuellement en cours de restauration. Celle-ci était indispensable, car le bâtiment avait été longtemps laissé à l’abandon. Il doit accueillir d’ici deux ans le Centre Européen de Musique de Chambre.
En 1999, une étude préalable avait été rendue par Jacques Moulin, l’architecte en chef des Monuments Historiques (ACMH) en charge du château. Celle-ci, approuvée en 2000, prévoyait notamment pour toutes les maçonneries la « remise en état des parements en pierre de grès et en briques ».
Quartier Henri IV, aile nord, façade nord donnant
sur la ville
Etat avant le début des travaux.
On voit notamment les petites lucarnes (ou outeaux)
qui ont aujourd’hui disparu et qui dataient
au moins du début du XIXe siècle
Photo : D. R.
Sur le document qui valide cette étude [1], on peut lire que l’approbation est donnée « sous réserve qu’en ce qui concerne le parti de restauration, l’architecte ne revienne pas à un état historique unique (et uniforme), mais [qu’il] conserve les différents apports de chaque période, tant pour le traitement des menuiseries que des couvertures ou des enduits de façade pour lesquels il sera nécessaire de conserver les témoignages des différentes périodes de construction ». Non seulement cette limite n’a pas été respectée par l’architecte qui a supprimé les petits outeaux qui ne dataient peut-être pas de la construction, mais qui étaient suffisamment anciens pour apparaître sur une gravure romantique (vers 1830) [2], mais il est allé beaucoup plus loin, en inventant un état qui n’a probablement jamais existé…