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Inutile et dangereux : le confinement de Notre-Dame est une idée absurde
L’hystérie collective qui s’est emparé ces derniers jours d’une partie des médias et de la population à propos des risques que ferait courir le plomb du toit de la cathédrale Notre-Dame est due à deux phénomènes concomitants. Le premier : une propension systématique des politiques à nier la réalité. Et le second, résultat direct du premier, la volonté devant le constat d’en avoir fait trop peu d’en faire soudain beaucoup trop et d’exagérer les choses, au risque de prendre des décisions absurdes qui pourraient avoir des conséquences désastreuses.
S’il fallait se préoccuper d’une éventuelle contamination des écoles et des environs de la cathédrale, c’était bien dans les jours qui ont suivi l’incendie. Or - et nous pouvons en témoigner car nous avons assisté à une réunion d’information le 14 mai à la Mairie du IVe arrondissement - le message était simple : il n’y avait selon les officiels absolument aucun risque dû au plomb car toutes les précautions avaient été prises. Le message est à peu près le même aujourd’hui du côté de la Mairie de Paris, mais on apprend tout de même dans cet article du Figaro que « le parvis de Notre-Dame, les rues et les écoles alentour seront débarrassés des particules de plomb au début du mois de septembre au plus tard ». Il y a évidemment une complète antinomie entre ces deux réactions : soit les écoles et les rues étaient propres en mai, et il n’y a aucune raison de nettoyer à nouveau, soit la mairie a caché la vérité et il est nécessaire de procéder enfin à un véritable nettoyage, qui survient trop tard puisque entre l’incendie et les vacances, les écoles auraient donc été contaminées pendant près de deux mois et demi alors que les enfants s’y trouvaient.
S’il y a eu fautes - ce que la justice devra sans doute déterminer - elles ont donc été commises il y a déjà maintenant quelques…