Emmanuel Macron et les musées : on allait voir ce qu’on allait voir !

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Emmanuel Macron
Photo : Wikimedia/Domaine public
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Il y a presque un an et demi, le président de la République réunissait certains directeurs de grands musées. Nous renvoyons à l’article que nous avions alors publié. Trois sujets au moins avaient été pris en main par le chef de l’État. Il n’est pas inintéressant de se pencher sur leur degré d’avancement...

- Une deuxième réunion devait se tenir au mois de juin. Celle-ci n’a pas eu lieu, pas davantage en juin 2018 qu’en juin 2019 !

- La question des droits de reproduction des œuvres des collections publiques. Emmanuel Macron s’était montré « très ouvert sur le sujet »... Sylvie Hubac, alors encore présidente de la RMN, expliquait que ce n’était pas un problème. On allait donc voir ce qu’on allait voir. On a vu. Depuis, rien, absolument rien n’a avancé sur ce sujet...

- La question des assurances des œuvres pour les prêts aux expositions. Le président de la République avait été plus loin encore, affirmant que ce point serait résolu. Que croyez-vous qu’il fît ? Rien. Rien du tout. Le coût des assurances pour les musées de province est toujours aussi élevé. La garantie de l’État attendra.

D’autres questions avaient été abordées, comme l’histoire de l’art à l’école ou la formation des enseignants à l’histoire de l’art. Emmanuel Macron devait en parler au ministre de l’Éducation Nationale. On ne sait s’il l’a fait, mais il est probable qu’on en rit encore dans ce ministère. Quant à l’absence de l’histoire de l’art dans les programmes télévisés, il n’avait même pas promis d’en parler au ministre de la Culture et de la Communication (qui était présente, c’était encore Françoise Nyssen) ; il suffit de regarder ce qui est prévu pour les programmes de rentrée pour constater que ce n’est pas demain qu’on y verra de l’histoire de l’art.

Qu’on se rassure : les sujets qui n’avaient pas été abordés par Emmanuel Macron, comme la faiblesse des crédits d’acquisition, le mauvais fonctionnement de la procédure des trésors nationaux et l’hémorragie d’œuvres qui en découle et que subit notre pays, n’ont bien sûr pas été mieux traités.

Selon Le Figaro, un participant a déclaré : « Emmanuel Macron nous a expliqué que cela ne servait à rien de procrastiner, et ce qui n’était pas fait en trois mois ne le serait pas en deux ans ». Ce qui ne s’est pas fait en un an et demi ne se fera certainement pas en un quinquennat...

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