Des Guerchin qui se font attendre

Didier Rykner

11/1/17 - Restitution - Guerchin - Nous rappelions récemment que les deux fragments d’un tableau du Guerchin, qui avaient dû être retirés d’une vente en juin 2015 parce qu’ils provenaient d’un tableau conservé au début du XIXe siècle dans la cathédrale Notre-Dame (voir la brève du 4/6/15), n’avaient toujours pas été récupérés par le ministère de la Culture. Lors de la présentation du dessin de Léonard de Vinci chez Tajan, nous avons interrogé cette maison de vente qui nous a confirmé que les deux peintures étaient toujours chez elle en attendant que la Direction des patrimoines vienne les récupérer.


1. Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin (1591-1666)
La Gloire de tous les saints, fragment
Huile sur toile - 49,5 x 66 cm
Toujours pas récupéré par le ministère, depuis plus d’un an et demi
Photo : SVV Tajan
Voir l´image dans sa page
2. Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin (1591-1666)
La Gloire de tous les saints, fragment
Huile sur toile - 49,5 x 66 cm
Toujours pas récupéré par le ministère, depuis plus d’un an et demi
Photo : SVV Tajan
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Le ministère nous a expliqué que « le service [des Musées de France] est depuis [leur retrait de la vente] en discussion avec les détenteurs afin de procéder au règlement du dossier ». Il ajoute que « ces fragments font l’objet d’une attention et d’un intérêt soutenus de la part du Ministère ».
On se réjouit de cet intérêt pour deux toiles qui le méritent, assurément. Il faut espérer que désormais cela pourra se régler rapidement car l’affaire court depuis déjà plus d’un an et demi.
Alors que les crédits d’acquisition ont fondu comme neige au soleil, l’occasion de faire retourner dans le patrimoine public ces œuvres devrait motiver l’administration. Il s’agira en effet d’un enrichissement notable, à faible coût, les discussions ne pouvant porter que sur une indemnisation des frais engagés par les vendeurs, dont la bonne foi n’est évidemment pas en cause compte tenu de l’ancienneté des faits. L’inaliénabilité et l’imprescriptibilité des œuvres du patrimoine public ne laissent cependant aucune ambiguïté sur la propriété de ces fragments qui doivent revenir dans un musée, soit au Louvre, soit dans en province où elles pourraient être déposées.

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