Des dessins de Peter Oliver et de Louis Aubert offerts au Louvre

1. Peter Oliver (vers 1594 - 1647)
Allégorie de l’Astronomie ?
Aquarelle, crayon - 19,2 x 15 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Ladrière
Voir l´image dans sa page

27/6/18 - Acquisitions - Paris, Musée du Louvre - Charles Ier d’Angleterre réunit une collection célèbre, accumulant les toiles de maîtres ; une exposition à la Royal Academy l’a récemment rappelé [1].

Les aquarelles de Peter Oliver sont des témoins de cette collection dispersée après la mort du roi : Charles Ier fit en effet appel à ce miniaturiste pour copier plusieurs tableaux en sa possession. Quelques unes de ces copies sont encore conservées dans les collections royales, telles que l’Allégorie d’Alphonse d’Avalos d’après Titien, Saint Georges et le dragon d’après Raphaël, ou encore plusieurs compositions d’après Corrège, notamment Vénus, Mercure et Cupidon et Vénus, Cupidon et un satyre.
Du Corrège, Peter Oliver s’attaqua aussi à l’Allégorie des Vertus, ne retenant qu’une seule figure. C’est ce dessin que Guy Ladrière a offert au Louvre (ill. 1), permettant ainsi de réunir la copie et l’originale.
L’Allégorie des vertus et son pendant, l’Allégorie des vices, furent créées pour le studiolo d’Isabelle d’Este au Palais ducal de Mantoue ; elles furent achetées par le roi d’Angleterre en 1627 et passèrent après la mort de celui-ci dans la collection de Louis XIV.
Peter Oliver esquisse ici la figure qui se tient assise à la gauche de Minerve, assez mystérieuse, avec son teint mat ; certains reconnaissent l’allégorie de l’Astrologie, qui pose un compas sur un globe tout en désignant le ciel.


2. Louis Aubert (1720-après 1790)
Mère et sa fille, 1749
Pierre noire, rehauts de craie et de crayons de couleur - 38,5 x 27,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Ladrière
Voir l´image dans sa page
3. Louis Aubert (1720-après 1790)
Deux Sœurs ou La Punition du chat, 1749
Pierre noire, rehauts de craie et de crayons de couleur - 38,5 x 27,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Ladrière
Voir l´image dans sa page

Deux dessins de Louis Aubert ont également été donnés au Louvre par Guy Ladrière : entre portraits et scènes de genre ils forment deux pendants, représentant l’un, une mère et sa fille, l’autre, deux sœurs (ill. 2 et 3).
Louis Aubert fut peintre, dessinateur et musicien ; fils du premier violon de l’orchestre de l’Opéra Jacques Aubert (1689-1753). Il fit lui-même partie des violons du Roi dès 1732.
Plusieurs homonymes rendent difficile l’étude de sa carrière et l’on ne sait si c’est à lui que furent commandées des peintures de paysages et de ruines pour les appartements du dauphin à Fontainebleau, puis à Versailles et à Compiègne. Il est surtout connu pour ses scènes d’intérieur, peintes comme La Leçon de lecture, ou dessinées comme la Femme pelotant de la laine.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.