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Balade hivernale dans le Paris enchanté d’Anne Hidalgo (2)
Quelques lecteurs n’apprécient pas nos promenades dans le Paris enchanté d’Anne Hidalgo, considérant que cela sort de notre champ. Beaucoup d’autres en revanche nous les réclament. Nous considérons, pour notre part, que Paris est une œuvre d’art en soi, et que le traitement que lui réserve la mairie la pollue et la vandalise. Il s’agit donc bien de dénoncer des atteintes au patrimoine, heureusement - mais pas toujours - réversibles et il est de notre devoir d’en parler, surtout quelques semaines avant de choisir d’en reprendre pour six ans ou non. Nous avons toujours dénoncé les atteintes au patrimoine, qu’elles viennent de gauche, de droite, du centre ou de la République en Marche. Nous parlons beaucoup de Paris parce qu’elle est la plus grande ville de France et la plus riche en patrimoine, mais aussi parce que nous y vivons et y travaillons. Nous regrettons surtout de ne pas avoir eu l’occasion de parler de Marseille qui ne semble pas dans une meilleure situation que la capitale, avec un maire de l’autre bord politique, mais nous avons écrit sur Perpignan, également une ville à droite, et qui détruit son patrimoine. Comme nous combattons la politique patrimoniale d’Anne Hidalgo, nous combattons celle de Jean-Marc Pujol, et celle de tous les maires qui dénaturent leur ville.
Pour cette promenade (qui fera environ 650 m), nous partons de la rue Coquillère (ill. 1), aux Halles, devant l’église Saint-Eustache. Nous avons déjà à plusieurs reprises parlé de cette église qui, malgré quelques restaurations bien faites, (voir récemment celle-ci) est pour une grande partie en très mauvais état. Mais nous ne reproduirons pas ici une nouvelle fois la façade de l’église pour nous pencher davantage sur l’aspect de la rue.