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André Devambez. Vertiges de l’imagination

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Rennes, Musée des Beaux-Arts, du 5 février au 7 mai 2022
Paris, Petit Palais, du 9 septembre au 5 février 2023

1. André Devambez (1867-1944)
L’Exposition de 1937 vue du second étage de la Tour Eiffel, 1937
Huile sur toile - 161 x 188 cm
Rennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Jean-Manuel Salingue
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Alors qu’on attendait La Charge ou L’Exposition internationale de 1937 vue du deuxième étage de la tour Eiffel, ses deux réalisations les plus connues, c’est un grand portrait hilare d’André Devambez qui accueille les visiteurs qui se pressent au rez-de-chaussée du Petit Palais depuis la rentrée. Ce musée était tout indiqué pour accueillir le second volet de cette exposition conçue et mûrie en Bretagne, où elle fut présentée au début de l’année en même temps que Rennes 1922 (voir l’article) : né et mort dans la capitale, Devambez illustra la vie parisienne tout au long de sa vie, cherchant l’inspiration dans la rue comme dans les cafés ou les théâtres, dans les couloirs du métro comme sur les toits des immeubles. Injustement méconnu du grand public, celui-ci fut un artiste véritablement touche-à-tout, qui n’attendait qu’une rétrospective parisienne pour retrouver le devant de la scène. Tout démarra bien avec l’heureux dépôt à Rennes (voir la brève du 21/7/16) du grand tableau (ill. 1) qui constitue un condensé de tout ce qui fait la singularité du peintre : une foule composée de personnages lilliputiens, une gamme chromatique claire et joyeuse, un cadrage original qui explique aisément pourquoi Devambez fut convoqué pour l’exposition Vues d’en haut au Centre Pompidou Metz (voir l’article).


2. Vue de l’exposition André Devambez. Vertiges de l’imagination au Petit Palais avec Le Reniement de saint Pierre
Photo : Paris Musées
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3. Vue de l’exposition André Devambez. Vertiges de l’imagination au Petit Palais
avec La Pensée aux absents
Photo : Paris Musées
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Cet artiste inclassable et protéiforme, qui nous fascine aujourd’hui par ses points de vue plongeants, mena pourtant une carrière officielle jalonnée d’honneurs, qui faisait elle-même suite à une formation parfaitement classique : les débuts de l’exposition viennent d’ailleurs nous le rappeler (ill. 2 et 3). Certes, Devambez abandonna ses ambitions de peintre d’histoire après avoir passé cinq ans en Italie, où il était pensionnaire à la Villa Médicis, mais sans y renoncer totalement puisqu’on découvre ensuite sa vision de la Commune ou de la Grande Guerre. Le premier conflit mondial, dans lequel s’engagea l’artiste, l’éprouve aussi bien physiquement - il fut grièvement blessé en 1915 - qu’intellectuellement : durablement marqué par ce cataclysme, il en tira l’un de ses chefs-d’œuvre, le triptyque de La Pensée aux absents. Exposée au Salon de 1924, la première version de cette composition monumentale fut aussitôt acquise par le musée de Tourcoing, qui l’a mise en dépôt à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne. C’est la deuxième version, plus réduite, que découvre le public…

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