Une toile de Trouillebert acquise par le Château de Chenonceau

Julie Demarle

21/9/19 - Acquisition - Chenonceau, Château de Chenonceau - Le Château de Chenonceau à enrichi ses collections d’une vue de son domaine par Paul-Désiré Trouillebert. Elle fut acquise pour 21 080 euros (frais compris) lors de la vente proposée par Maître Dominique Le Coënt-de Beaulieu à Senlis le 30 juin dernier. La vacation comptait quinze œuvres de Trouillebert provenant toutes d’une collection privée de l’Oise qui les détenaient d’aïeux amis intimes du peintre.


Paul Désiré Trouillebert (1829-1900)
Pêcheur en bord de rivière devant le Château de Chenonceau
Huile sur toile - 62,5 x 81,5 cm
Chenonceau, Château de Chenonceau
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Une étiquette du Salon d’hiver portant le titre « Le Château de Chenonceau » est apposée sur le châssis de la toile. Sans surprise, le logis Renaissance est représenté à l’arrière plan du paysage. La composition est connue puisqu’une vue presque identique du château - dans un format plus restreint - est conservée par le le Museo Nacional de Bellas Artes de Buenos Aires. L’œuvre acquise par Chenonceau pourrait, à l’instar de la toile argentine, être datée tardivement. La différence la plus notable réside dans la petite figure esquissée au premier plan, un pêcheur sur une rive du Cher remplace le paysan cheminant. Le château n’est pour aucune des deux toiles le sujet principal. Il est un motif pittoresque accessoire supplanté par les arbres qui occupent la moitié gauche du tableau et toute sa hauteur. La grande attention portée à leur feuillage brun-vert réhaussé de touches d’ocre tout comme les branches dévorant la surface du ciel nuageux sont typiques de son œuvre.

Très inspiré par Jean-Baptiste Corot et l’Ecole de Barbizon, Trouillebert éprouva la peinture de genre, le portrait et les nus avant de se consacrer presque exclusivement aux paysages à partir des années 1880. Surnommé le « Corot pour les pauvres » [1], il n’est pas de ces artistes portés par leur fortune critique.

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