Un portrait du duc d’Aumale pour le Musée Condé

Didier Rykner

9/10/18 - Acquisition - Chantilly, Musée Condé - Demain, comme nous l’écrivions dans une brève, aura lieu à Drouot la vente de la collection de Jacques Malatier. Celui-ci avait néanmoins légué au château de Chantilly un beau portrait de Winterhalter et son atelier représentant le duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe et fondateur du Musée Condé. Cette toile ovale a fait partie de la collection personnelle de Louis-Philippe, et a été cédée aux enchères par la famille d’Orléans lors de la vente après décès du comte de Paris, le 30 octobre 2000, à laquelle Jacques Malatier l’avait acquis.


Frans-Xaver Winterhalter (1805-1873) et atelier
Portrait d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale, 1842
Huile sur toile - 45,5 x 37 cm
Chantilly, Musée Condé
Photo : Musée Condé
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2. Frans-Xaver Winterhalter (1805-1873)
Portrait d’Henri d’Orléans, duc d’Aumale, vers 1840
Huile sur toile - 92 x 74 cm
Chantilly, Musée Condé
Photo : Musée Condé
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Winterhalter fut le portraitiste officiel de Louis-Philippe et de sa famille. Il représenta à plusieurs reprises le duc d’Aumale, notamment dans un portrait de groupe où l’on voit le roi et ses cinq fils inaugurant les Galeries Historiques de Versailles en 1837 (une œuvre appartenant à Versailles). Le Musée Condé conservait déjà un autre portrait, de format rectangulaire, montrant le duc dans la même position mais un peu plus jeune, sans moustache ni barbiche, en uniforme de chef de bataillon de l’infanterie légère.
Un numéro d’inventaire inscrit au verso renvoie à l’inventaire Louis-Philippe des Musées Royaux conservé au Louvre, ce qui permet de documenter précisément le tableau. Celui-ci fut commandé le 10 avril 1842 et payé 1000 francs, ce prix permettant de déduire qu’il s’agit probablement d’une œuvre d’atelier, celles peintes entièrement de sa main étant facturées 2000 francs. Selon le spécialiste de l’artiste, celui-ci aurait exécuté les parties principales (le visage, les cheveux, les décorations sur la veste...) et aurait laissé le reste aux pinceaux de ses assistants [1]

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