Un portrait d’Edgard Maxence acheté par Nantes

Julie Demarle

6/3/19 - Acquisition - Nantes, Musée d’arts - Un portrait d’Edgard Maxence représentant sa sœur cadette Jeanne Frangeul (née Maxence) a été acheté par le musée d’arts de Nantes pour 9 000 euros. Acquis auprès de l’arrière petit-fils du modèle, très attaché à Nantes et à son musée, le prix concédé est très inférieur aux montants généralement atteints par l’artiste.


Edgard Maxence (1871-1954)
Portrait de Jeanne Frangeul
Huile sur panneau - 42 x 38 cm
Nantes, musée d’arts
Photo : Nantes, musée d’arts
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Edgard Maxence a réalisé de nombreux portraits de sa sœur. Celui-ci, signé et daté en bas à gauche (« Edgard Maxence /1898/Septembre/ La Bernerie »), est le premier portrait de sa sœur après son mariage. Âgée de 18 ans elle vient d’épouser Lucien Frangeul, un militaire d’infanterie. Elle est représentée en buste, de trois quart, le visage tourné vers le spectateur, coiffée d’un chignon haut et souple. Elle est enveloppée d’une étoffe à peine esquissée dont la teinte bleue-verte fait écho à son regard, central, clair et intense. Ses épaules sont largement découvertes, sa peau claire contraste avec le fond sombre. Le cadre à motifs végétaux est d’origine. Prêtée pour l’exposition Edgard Maxence, Les dernières fleurs du symbolisme organisée par le musée des Beaux-Arts de Nantes en 2010 (voir l’article), l’œuvre a d’ores et déjà rejoint les cimaises du musée où elle est présentée aux côtés de La Famille Roy et L’Âme de la forêt. Si le panneau est en bon état, une restauration est prévue prochainement pour lui rendre toute sa lisibilité.

Ce tableau de jeunesse rejoint les œuvres symbolistes de l’artiste - nantais - déjà conservées par le musée dont L’Âme de la Forêt est le chef-d’œuvre. Nantes, qui conserve en tout dix œuvres d’Edgard Maxence, détient également quelques unes de ses peintures religieuses et surtout des portraits de l’ensemble de sa carrière. Son goût pour ce genre, et plus largement son attrait pour la représentation des visages, ne faiblira jamais. Aux figures mondaines et officielles s’ajoute désormais ce portrait intime dont la douceur et la tendresse s’appliqueront quelques années plus tard à celui de sa fille Juliette (1901, collection particulière).

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