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Un carton de Jean Dupas préempté par le ministère de la Justice

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21/10/19 - Acquisition - Paris, Ministère de la Justice - Dans sa quatrième vente dédiée aux peintures bordelaises, qui s’est tenue samedi dernier, la maison de vente Briscadieu proposait deux toiles de Jean Dupas. L’une d’elles possédait un intérêt patrimonial indéniable puisqu’il s’agissait d’un carton préparatoire à une tapisserie (ill. 1) destinée au ministère de la Justice : cette institution n’a donc pas manqué de faire valoir son droit de préemption, emportant le tableau pour 20 910€ avec les frais.


1. Jean Dupas (1882-1964)
La Marseillaise, 1945
Huile sur carton, 47 x 60,5 cm
Préempté par le Ministère de la Justice
Photo : Briscadieu Bordeaux
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Le tableau judicieusement acquis à Bordeaux ce week-end constitue un témoignage aussi rare que précieux d’une prestigieuse commande passée à Jean Dupas au début de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agissait de remplacer les trois tapisseries anciennes, abîmées, qui ornaient la cage d’escalier de l’hôtel de Bourvallais, place Vendôme, qui abrite le ministère de la Justice depuis sa confiscation en 1718. Le bureau des Travaux d’art de la Direction des Beaux-arts, par arrêté du 21 juillet 1941, commanda donc à l’artiste des cartons pour de nouvelles tapisseries, les trois sujets retenus étant la Fortune, la Paix et, logiquement, la Justice. Occupé par d’autres travaux, notamment dans sa ville natale de Bordeaux, Jean Dupas fait traîner les choses et ne commence à plancher sur cette commande qu’à partir de 1942. Il ne réalise ses premiers travaux qu’à la fin de l’année 1943 ; l’une de ses esquisses préparatoires, justement datée de novembre 1943, est récemment passée sur le marché de l’art parisien (ill. 2) : elle témoigne de l’ambition monumentale de l’artiste, que manifeste le traitement sculptural de la figure. Mais Jean Dupas tarde – peut-être volontairement - à présenter ses projets, au grand dam de l’administration qui le relance fréquemment, l’artiste arguant sans…

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