Préemption d’un carnet de dessins de Carpeaux par Valenciennes

Julie Demarle

5/04/19 - Acquisition - Valenciennes, Musée des Beaux-Arts - Le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes a préempté un carnet de dessins de Jean-Baptiste Carpeaux pour 5 800 € (sans les frais) lors de la vente de dessins anciens et modernes proposée par la maison Millon le 28 mars dernier. Il rejoint le très riche fonds graphique de l’artiste conservé par le musée - une centaine de carnets de croquis et près de cinq mille feuilles - régulièrement enrichi et exposé à l’occasion d’expositions temporaires ou d’expositions-dossier bisannuelles plus réduites.


Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)
Album de dessins, 3e quart du XIXe siècle
Crayon noir, plume et rehauts de craie blanche - 16 x 25 cm
Valenciennes, musée des beaux-arts
Photo : Millon
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Les dessins du carnet portent chacun le cachet rouge de la vente de l’atelier de décembre 1913 où ils furent achetés par l’historien et homme politique Albert Auguste Gabriel Hanotaux. Ils demeuraient depuis chez ses descendants. Les quarante-huit dessins qui ornent les quarante-six feuillets de ce carnet ne formaient cependant pas un ensemble originel. Ils ont été assemblés en album a posteriori par Carpeaux lui-même ou par sa famille. Les feuillets sont par conséquent rarement utilisés au verso et une grande diversité des techniques, des supports et des motifs s’en dégagent. Les dessins sont essentiellement au crayon noir, parfois à la plume et occasionnellement rehaussés de craie blanche sur du papier beige et plus rarement bleu. Ils sont autant des croquis de figures isolées, de groupe de personnages que des études pour des portraits.

Si certains sont les prémices d’œuvres sculptées ou peintes, la plupart témoigne de la méthode de travail de Carpeaux pour qui l’observation sur le vif était primordiale. L’exposition « Daumier-Carpeaux : dessiner sur le vif » présentée fin 2008 et début 2009 par le musée de Valenciennes étudiait en détail cette inclination et ce talent à saisir l’instant. Ces dessins sont aussi l’occasion pour le musée de mieux comprendre le travail de la famille de l’artiste pour valoriser son œuvre, sujet qui sera au cœur l’exposition de l’automne prochain dédiée au fils aîné du sculpteur, Charles Carpeaux (1870-1914).

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