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Trois tableaux de Karl Girardet rejoignent le Musée des Beaux-Arts de Tours


22/12/20 - Acquisitions - Tours, Musée des Beaux-Arts - Ni un, ni deux mais trois tableaux de Karl Girardet viennent d’enrichir les collections du Musée des Beaux-Arts de la ville de Tours, une destination presque naturelle pour ces œuvres peintes au milieu du XIXe siècle à Tours et dans ses environs. L’année 2020 fut décidément fructueuse : une nouvelle direction et plusieurs recrutements (voir la brève du 5/5/20) mais aussi une nouvelle équipe municipale visiblement intéressée par son musée et des crédits d’acquisition enfin débloqués qui ont permis de belles acquisitions (voir la brève du 21/12/20) pour cette institution. Les trois tableaux de Karl Girardet que l’on se réjouit de voir bientôt accrochés sur les cimaises tourangelles ont été acquis auprès de deux galeries parisiennes qui les avaient récemment exposés.


1. Karl Girardet (1813-1871)
Vue de la ville de Tours depuis le château des Tourelles, 1853
Huile sur toile - 38 x 46 cm
Tours, Musée des Beaux-Arts
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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La belle Vue de la ville de Tours depuis le château des Tourelles (ill. 1) faisait partie de l’exposition hivernale de la galerie La Nouvelle Athènes (voir la brève du 9/12/20) et gagnera Tours au tout début de l’année prochaine. Peint en 1853, ce tableau a été exécuté depuis le château des Tourelles, à quelques kilomètres de la ville de Tours. Sa terrasse fermée par une balustrade permet d’embrasser tout le panorama dominé par les deux tours de la cathédrale Saint-Gatien et traversé de part en part par le pont de pierre, qui a pris le nom du président Wilson en 1918. Cet ouvrage, qui relie les deux rives de la Loire, fut construit entre 1765 et 1778 ; c’est aujourd’hui le plus vieux pont de Tours. Il vient structurer la composition dominée par un vaste fond de ciel et seulement animée par les quelques personnages du premier plan, qui se promènent dans le jardin ou admirent la vue depuis la terrasse. Parvenu jusqu’à nous dans son cadre d’origine, ce tableau n’avait vraisemblablement jamais quitté la Touraine. Il vient témoigner d’une passionnante entreprise éditoriale à laquelle le nom de l’artiste demeure encore attaché.

Karl Girardet est issu d’une famille d’artistes et d’illustrateurs : son père était graveur et son grand-père imprimeur. Né en Suisse, il se forma à Paris dans les ateliers de Louis Hersent et de Léon Cogniet à l’École des beaux-arts puis fit ses débuts au Salon en 1836. Particulièrement apprécié du roi Louis-Philippe, il reçut plusieurs commandes pour les galeries historiques du château de Versailles - citons son Gaucher de Châtillon peint pour la Galerie des Batailles - et devint aussi peintre officiel des cérémonies de la Cour. Alternant peinture d’histoire et de paysage, il immortalisa ainsi des moments du règne comme la visite d’Indiens Iowas venus danser devant le couple royal dans le salon de la Paix du Palais des Tuileries (ill. 2).


2. Karl Girardet…

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