Depuis la Seconde guerre mondiale, la collection donnée par Paul Fourché à Orléans en 1907 était réputée perdue. On pensait alors qu’elle avait été détruite dans l’incendie qui avait ravagé l’annexe du musée où elle était conservée. Dans les années 1990, les recherches du directeur du musée, Éric Moinet, avaient permis de démontrer qu’il n’en était rien. Les photos prises avant l’incendie montraient en effet un musée vidé de ses collections, à la suite de son pillage.
Il y a un peu moins de trois ans, le Musée des Beaux-Arts d’Orléans avait organisé une petite exposition consacrée à ces tableaux disparus (ill. 1). Certains sont connus par des photographies anciennes, d’autres grâce à des inventaires assez détaillés, mais malheureusement sans illustration connue.
Aujourd’hui, dans la continuité de ce travail, le musée publie, sous forme PDF, un catalogue complet des tableaux lui appartenant mais aujourd’hui non localisés. Cela concerne au total 424 œuvres, dont environ 300 proviennent de Paul Fourché, les autres ayant disparu au XIXe ou au XXe siècle, souvent car elles avaient été déposées à l’extérieur du musée.

en 2023 au Musée des Beaux-Arts d’Orléans
Photo : Didier Rykner
Ce travail fondamental, où sont publiées toutes les informations aujourd’hui connues et les photos dont dispose le musée, est une étape essentielle pour que celui-ci puisse un jour les récupérer.

La Mort de Roland, 1818
Huile sur toile
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA d’Orléans

Le Christ entre saint Paul et Apollos d’Alexandrie
Huile sur panneau - 34 x 25 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA d’Orléans
Déjà, le travail effectué a permis de faire revenir au musée quatre œuvres manquantes. Cette année, un tableau d’Achille-Etna Michallon (ill. 2) a été restitué spontanément par un couple de collectionneurs allemands. Le tableau, dont on ne sait comment il est entré en leur possession, probablement emporté par un soldat allemand, est couvert de nombreuses étiquettes au revers, dont l’une donne sa provenance.
Un autre tableau, un anonyme français du XVIe siècle, qui avait été acquis par le Musée départemental de l’Oise en 1994, est retourné à Orléans il y a quelques mois (ill. 3). Commandé pour la cathédrale d’Orléans, il avait été identifié par Éric Moinet comme provenant du don Paul Fourché mais pendant une trentaine d’années, le musée de Beauvais avait refusé de le rendre.
Une tête d’une sculpture de Jeanne d’Arc datant de 1899, par Armand Le Véel (ill. 4), provenant d’un monument détruit dans le jardin de l’Archevêché en 1944 et récupérée par un habitant, a été léguée par lui au Musée des Beaux-Arts, et nous avions déjà parlé d’une toile de Louis Neillot, repérée en vente aux enchères et revenue en 2024 (voir la brève du 21/6/24).

Tête de Jeanne d’Arc
Bronze
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA d’Orléans
Il faut en effet rappeler que les œuvres des musées français sont inaliénables et imprescriptibles. Si les propriétaires actuels — ceux qui pensent être propriétaires — ignorent peut-être leur provenance, il sera beaucoup plus difficile à l’avenir de se prévaloir de cette méconnaissance. Le catalogue, que nous mettons ici en téléchargement libre, est en effet en cours de diffusion très large par le musée auprès des notaires, des commissaires-priseurs, des marchands ou d’autres musées susceptibles d’être amenés à connaître leur localisation.

La Vierge à l’Enfant et le petit saint Jean, entre 1500 et 1520
Huile sur panneau - 116 x 85 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Une grande partie des tableaux n’ont pas d’illustration connue. Même si certains d’entre eux peuvent avoir des attributions erronées ou sujettes à caution, il faut noter que l’on trouve des œuvres portant des noms d’auteurs présumés très importants, dont quelques-uns avaient été, à l’époque, confirmés par les meilleurs historiens de l’art comme Roberto Longhi ou Fritz Lugt.
Parmi ceux-ci, on note une petite tête d’angelot du Cortège, un élément supposé d’un grand tableau détruit (cat. 8), un Portrait de femme de Bronzino (cat. 25), une Mise au tombeau sur toile du début du XVIe siècle (cat. 27) dont Roberto Longhi disait : « Très bon, école vénitienne, sans doute du Pordenone. Très intéressant », des peintures données à Giulio Romano (cat. 29), Giampietrino (cat. 30), une attribution proposée par Longhi, ou encore Hans Holbein le Jeune (cat. 50).
Parmi les tableaux de la Renaissance, il faut remarquer surtout une Vierge à l’enfant avec le petit saint Jean (ill. 5) donnée à l’atelier de Raphaël (cat. 31), dont une image est connue. L’œuvre semble de très grande qualité, ce que confirme Roberto Longhi : « Très beau tableau sans doute d’un élève de Raphaël. De la bonne époque, peut-être Nicolo de l’Abbate vers 1535. École vénitienne, l’arbre n’a rien de Raphaëlesque, mais très vénitien. En tout cas, œuvre originale : le peintre s’est inspiré de Raphaël. Très bons dessins d’élèves ou copistes du temps sur les volets : celui de droite est sans doute de Perino del Vaga. Tout l’ensemble est superbe et de tout premier ordre ». On rêve de voir un tel tableau rejoindre les collections orléanaises.
Jeanne d’Arc en pied, 1635
Huile sur toile - 248 x 139 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Nous pouvons signaler aussi, parmi les œuvres dont aucune photo n’est conservée, une Sainte Famille de Denys Calvaert (cat. 43), deux Frans I Francken (cat. 45 et 46), un Cygne mort de Jacques de Gheyn, un grand tableau (130 x 179 cm) dont Frits Lugt a confirmé l’attribution et à propos duquel il affirmait qu’il était « très curieux et bon ».
De nombreux tableaux français du XVIIe siècle sont manquants, dont un Roi David, une Jeanne d’Arc (ill. 6) et un Baptême du Christ de Philippe de Champaigne (cat. 78). Les deux derniers, de grande taille, ne proviennent pas de la collection Paul Fourché. Si l’on peut craindre que la Jeanne d’Arc, disparue du musée du même nom pendant la Seconde guerre mondiale, ait bel et bien brûlé, il est possible que le Baptême du Christ, non localisé depuis 1912 de l’hôpital général (on n’en possède pas de photo), existe encore. Il en va de même d’une Présentation au temple de Laurent de La Hyre, portée manquante après 1851.

Fuite en Égypte
Plume et encre brune, lavis gris, rehauts de blanc - 35,6 x 26,3 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Metropoitan Museum of Art (domaine public)
Nicolas Chaperon, Jacques Courtois, Simon Vouet, Eustache Le Sueur, Francisque Millet, Pierre Patel, François Verdier, Antoine Rivalz et quelques autres sont également les auteurs putatifs de tableaux ayant disparu. On n’en connaît pas d’images, pas davantage que pour un Retour d’Égypte de Jacques Stella (cat. 101), mais il est possible que la composition de ce dernier soit celle d’un dessin (qui a été gravé) conservé au Metropolitan Museum (ill. 7).

Paysage, 1763 ou 1765
Huile sur toile - 39 x 53 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Localisation actuelle inconnue (volé pendant la Seconde guerre mondiale)
Photo : Nagel Auktionen

Paysage, 1763 ou 1765
Huile sur toile - 39 x 53 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Localisation actuelle inconnue (volé pendant la Seconde guerre mondiale)
Photo ancienne
Nous reproduisons maintenant certaines œuvres manquantes. Une d’entre elle est déjà plus ou moins localisée. Il s’agit d’un Paysage de Lacroix de Marseille (ill. 8 et 9). Légué par le docteur Payen au musée en 1878, déclaré volé en 1941, il est passé à plusieurs reprises en vente chez dernières années : chez Sotheby’s Londres le 12 avril 1978, à Vienne au Dorotheum le 11 mars 1980 puis à Stuttgart chez Nagel Auktionen le 21 mars 2007. Si des lecteurs de La Tribune de l’Art connaissent sa localisation, qu’ils n’hésitent pas à prévenir le musée.

La Mise au tombeau
Huile sur panneau - 61 x 80
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Une seule œuvre du XIVe siècle (une Crucifixion italienne) et trois du XVe siècle sont portées disparues. Parmi ces dernières, une belle Mise au tombeau (ill. 10) est attribuée au Maître de Francfort, un peintre anversois, contrairement à ce que pourrait laisser croire son nom de convention.

Vierge à l’enfant, entre 1502 et 1508
Huile sur panneau - 51 x 37 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
De la Renaissance italienne, outre les tableaux signalés plus haut, on remarque également une Vierge à l’enfant par Lorenzo Costa (ill. 11), sur laquelle Roberto Longhi écrivait : « Très beau. Indiscutable ».

Sainte Marie-Madeleine et Saint Jean-Baptiste
Huile sur panneaux - 105 x 30 cm chaque
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
De Jan van Hemessen, peintre maniériste anversois, deux panneaux sur bois provenant d’un triptyque, représentant respectivement Sainte Marie Madeleine et Saint Jean-Baptiste (ill. 12), sont portés manquants.

L’Incendie de Troie
Huile sur panneau - 48 x 65 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Ce qui semble un très beau tableau, représentant l’incendie de Troie (ill. 13), anciennement identifié comme de Pieter Brueghel le jeune, a été donné à Kerstiaen I de Keuninck par Charles Sterling, une attribution qui semble largement partagée depuis.

L’Archange saint Michel et
un saint tenant un arc
Huile sur panneau - 120 x 83 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne

Saint évêque et saint Antoine abbé
Huile sur panneau - 120 x 83 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Entrés au musée avec une attribution à l’école provençale du XVe siècle, deux panneaux (ill. 14 et 15) ont été rendus à l’école espagnole par Georges Isarlo, une attribution précisée plus tard par Chandler Post. Il s’agirait d’œuvres peintes par le Maître de Rio Frio, actif à Avila entre les XVe et XVIe siècles. Notons qu’un polyptyque de cet artiste est conservé au Musée Goya, à Castres.

Le Prince de Condé à la bataille de Seneffe
Huile sur toile - 68 x 83 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Jean-Baptiste Martin, dit Martin des Batailles, qui collabora avec Adam François van der Meulen et dirigea la manufacture des Gobelins est l’auteur d’un Prince de Condé à la bataille de Seneffe (ill. 16), aujourd’hui disparu.

Le Christ et la femme adultère
Huile sur panneau - 53 x 40 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Nous reproduisons ici un très joli petit tableau flamand (ill. 17), encore anonyme mais ravissant, montrant le Christ et la femme adultère. Roberto Longhi, qui jugeait le tableau « très intéressant, du XVIIe siècle », avait refusée une attribution à Palma il Giovane.

Un Buveur
Huile sur panneau - 44 x 32 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Le peintre de genre néerlandais Willem Cornelisz Duyster est représenté par un panneau signé montrant un buveur (ill. 18), dont Frits Lugt disait qu’il était « excellent ».

Fruits, légumes et accessoires
Huile sur toile - 43 x 59 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Une importante nature morte (ill. 19) de Jan Davidsz de Heem faisait partie des tableaux disparus de la collection de Paul Fourché. L’œuvre est signée.

Bataille de commères
Huile sur panneau - 33 x 26 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Bien qu’il soit faussement signé Jan Steen, ce tableau, Bataille de commères (ill. 20), a été rendu à Jan Miense Molenaer par Frits Lugt. Une autre peinture du même artiste (Intérieur de cabaret) se trouvait dans la collection Paul Fourché, mais il n’en existe pas de photo connue.

Les Relevailles
Huile sur panneau - 61 x 92 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Un tableau de Palamedes Palamedesz, frère d’Anthonie Palamedesz, intitulé Les Relevailles, a vu son attribution confirmée par Frits Lugt (ill. 21).

L’Obélisque, site romain vu vers l’église Santa Maria in Aracoeli, 1633
Huile sur panneau - 26,5 x 47,5 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Les tableaux nordiques étaient nombreux parmi les œuvres données par Paul Fourché. On y trouvait même un paysage romain de Pieter Saenredam (ill. 22), qui fut apprécié tant par Roberto Longhi que par Frits Lugt.

Joyeux intérieur
Huile sur panneau - 58,5 x 84 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Parmi ces tableaux nordiques, on trouve des raretés, comme cette peinture signée par Maerten Stoop, un artiste, mort à moins de trente ans (ill. 23).

Entrée d’un jardin
Huile sur panneau - 47 x 30,5 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Davantage connu comme peintre de marines, Abraham Storck (ou Sturckenburg) serait l’auteur d’une amusante Entrée de jardin (ill. 24) ornée de sculptures, de fontaines et de paons.

Portrait d’homme
Huile sur toile - 64 x 50 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne

Portrait présumé du prince
Mario Piccolomini, 1675
Huile sur toile - 75 x 60 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Deux beaux portraits d’homme, par le Flamand Ferdinand Jacob Voet, qui fit carrière en Italie et en France, ont tous les deux disparus, mais ont été photographiés (ill. 25 et 26).

Le Cheval blanc
Huile sur panneau - 32,5 x 46 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Si Philips Wouverman est le plus connu, c’est bien à son frère Pieter Wouverman que l’on doit une peinture au sujet proche de ceux traités par le premier : Le Cheval blanc (ill. 27). Frits Lugt avait jugé ce tableau comme « assez bon ».

Portrait dit de Charles Nicolas Cochin (1715-1790)
Huile sur toile - 65 x 50 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
L’une des œuvres les plus importantes de la collection, celle qu’Olivia Voisin, la directrice du musée, aimerait peut-être le plus retrouver, est un probable Portrait de Charles Nicolas Cochin par Jean Siméon Chardin (ill. 28). On sait l’importance de Chardin pour Orléans (voir cet article) dont le musée, s’il possède un extraordinaire pastel de sa main, ne peut montrer aucun tableau. Le retour de ce portrait d’un dessinateur et graveur, proche ami du peintre, constituerait une nouvelle extraordinaire.

Portrait de Pierre Édouard Gautier Dagoty (1775-1871)
Huile sur toile - 65 x 52 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Un portrait d’artiste, celui de Pierre-Édouard Dagoty (ill. 29), manque aussi dans les collections. Le tableau est entrée de la collection comme un François-Hubert Drouais, mais il s’agirait plutôt d’une œuvre de Johann Julius Heinsius, un peintre allemand qui fit carrière en France et termina sa vie à Orléans.

La Maîtresse d’école
Huile sur toile - 38 x 45 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Riche en peintures nordiques du XVIIe siècle, trois œuvres, provenant du même pays mais datant cette fois du XVIIIe siècle, méritent d’être reproduites ici.
La première est une scène de genre de l’Anversois Jan Josef I Horemans (ill. 30), dont l’inspiration est clairement très proche de celles des œuvres du siècle précédent. Il possède un pendant, qui n’a malheureusement pas été photographié. Les deux tableaux, appréciés de Frits Lugt, sont signés.

Les Pèlerins d’Emmaüs
Huile sur toile - 35,5 x 41 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
La deuxième est une œuvre de Cornelis Troost (ill. 31), assez étonnante dans sa représentation presque caricaturale d’une scène religieuse, et la troisième un beau portrait de jeune femme (ill. 32) dû à Nicolaas Verkolje, un « très bon tableau » selon Frits Lugt.

Portrait de jeune femme
Huile sur panneau - 41,5 x 32,5 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Si de nombreux tableaux français ont disparu pendant la Seconde guerre mondiale — dont une petite toile (33 x 24 cm) signée d’Édouard Manet et datée de 1880, Le Boulevard Saint-Denis —, peu ont été photographiés. Nous reproduirons ici, pour terminer cet article, un panneau d’Eugène Boudin, Chenal à marée basse (ill. 33), et une toile de Théodule Ribot, La Marchande d’images (ill. 34).

Chenal à marée basse, 1889
Huile sur panneau - 33 x 41 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne

La Marchande d’images
Huile sur toile - 55 x 74 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts, disparu pendant la Seconde guerre mondiale
Photo ancienne
Nous renvoyons donc au catalogue pour en savoir davantage sur les centaines d’autres tableaux que le musée recherche toujours. On peut, quoi qu’il en soit, être optimiste. Il est certain qu’un grand nombre d’entre eux existent toujours, et qu’ils finiront, un jour ou l’autre, par revenir dans le musée qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
