Renaissance du collège des monuments historiques

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26/7/18 - Monuments historiques - - Il y a une vingtaine d’années, en 2001-2002, inquiets (et on le comprend) des conséquences d’une décentralisation des services du ministère de la Culture, les différentes associations de fonctionnaires travaillant pour cette administration avaient créé une association, appelée collège des monuments historiques, qui les réunissait afin de pouvoir débattre en commun des questions qui les concernaient. Seul l’Inventaire national avait été décentralisé et cette structure avait finalement été mise en sommeil.

Depuis deux ans, les présidents de ces associations avaient senti le besoin de parler des problèmes de fond et se réunissaient régulièrement. Souhaitant formaliser ces rencontres, ils ont décidé de faire revivre le collège des monuments historiques. Celui-ci regroupe donc désormais les différentes associations des services déconcentrés du service des monuments historiques, à savoir :

- les architectes des bâtiments de France (ABF),
- les architectes en chef des monuments historiques (ACMH),
- les chargés d’étude documentaires chargés de la protection (CED),
- les conservateurs et conservateurs délégués des antiquités et objets d’art (CAOA),
- les conservateurs des monuments historiques (CMH),
- les conservateurs régionaux des monuments historiques (CRMH),
- les ingénieurs et techniciens des services culturels et du patrimoine.

Les réflexions en cours depuis plus d’un an ont également associé des représentants de l’Inspection Générale des Monuments Historiques, du Centre des Monuments Nationaux (CMN) et du Laboratoire de Recherche sur les Monuments Historiques (LRMH). Enfin, des liens étroits ont été noués avec les principales associations nationales de défense du patrimoine.

Ce collège intègre donc tous les éléments de la protection patrimoniale, et se révèle d’autant plus indispensable que chaque DRAC étant organisée différemment, il est parfois difficile de discuter transversalement entre les différents services.
L’article 2 des statuts (associatifs) précise les objectifs du collège des monuments historiques. Outre le fait qu’il regroupe ces différents métiers, qu’il promeut toutes les initiatives permettant de créer des synergies entre eux et qu’il diffuse à l’intérieur de l’administration et à l’extérieur leurs actions et leur savoir-faire, il a également pour but, qui nous semble essentiel, de représenter le service des Monuments Historiques auprès de la tutelle ministérielle.
Ils ont pu, notamment à l’occasion de leur première assemblée générale qui s’est tenue le 5 juillet dernier à l’auditorium du château de Versailles (avec plus de 60 participants), être auditionnés à l’Assemblée Nationale et au Sénat dans le cadre de la loi Elan, et rencontrer longuement Philippe Belaval pour la mission de réorganisation dont il a la charge (voir l’article).

Si pour l’instant le collège semble avoir échoué à transmettre ses inquiétudes sur la réduction des pouvoirs des ABF (voir notre éditorial), la création de ce collège, qui permettra aux spécialistes du ministère de la Culture de mieux faire entendre leur voix (qui va souvent dans le même sens que celle des associations) constitue assurément une évolution positive.

Signalons enfin que le président élu du collège des monuments historiques est Henry Masson, conservateur régional des monuments historiques de la DRAC Bretagne, que nous avions reçu le 27 novembre 2014 dans notre émission radio (mise à jour après la parution de cet article).

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