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Le mécénat Michelin via la Sauvegarde de l’Art Français
28/8/25 - Mécénat - Le mécénat privé joue un rôle de plus en plus important dans la préservation du patrimoine public. Encore faut-il le solliciter. C’est l’une des missions de La Fondation pour la Sauvegarde de l’Art français : chercher des financements pour restaurer des trésors bien souvent méconnus et négligés.
Ainsi l’association a-t-elle établi un partenariat, depuis 2017, avec la Fondation d’entreprise Michelin, afin d’identifier des œuvres en mauvais état de conservation dans les communes situées à proximité des treize sites industriels de l’entreprise, répartis sur tout le territoire français. Une campagne est menée chaque année, appelée « Sur la route du plus grand musée de France ». Les quelque 600 salariés de Michelin sont invités à participer à cette chasse au trésor en signalant les objets, monuments, sculptures ou tableaux qui leur semblent à la fois dignes d’intérêt et dans un état préoccupant. Et c’est ainsi qu’entre les mois de mars et de juin 2025, 115 œuvres ont été mentionnées. Il a fallu voter, pour n’en retenir que quinze ; celles-ci ont alors été dotées chacune d’une enveloppe de 8 000 euros, destinée à financer leur restauration.
La sélection est variée : les employés de Michelin avaient proposé l’année dernière de sauver un camion de pompier d’avant-guerre, des motos-pompes, un harmonium, un orgue, un antiphonaire, un calvaire, un bas-relief... Parmi les œuvres lauréates cette année, on compte une fontaine Wallace près de Clermont-Ferrand, la Baigneuse sculptée par Pierre Brun en 1945 qui rêvasse dans le Parc de l’Europe à Saint-Étienne, la déesse Épona, qui chevauche sa monture dans le musée d’Avallon, la tribune Renaissance qui se dresse dans l’église de Barberey-Saint-Sulpice ou encore deux costumes de Gardes-Suisses du XIXe siècle conservés à Vic-le-Comte, sans oublier plusieurs peintures...