Le Meadows Museum acquiert des dessins de Sorolla

30/8/18 - Acquisition - Dallas, The Meadows Museum - En admirant ses peintures baignées de lumière, on oublie que Sorolla maniait aussi le fusain, l’encre et le crayon. Le Meadows Museum de Dallas a récemment acquis six feuilles de sa main dessinées recto-verso. Cinq d’entre elles ont été achetées directement à la famille de l’artiste [1], le sixième a été acquise auprès d’un collectionneur privé [2].


1. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923),
Enfants jouant (recto), vers 1903
Crayon sur papier - 22 x 32 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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2. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Clotilde lisant (verso), vers 1903
Crayon sur papier - 22 x 32 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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3. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
María et Joaquín assis devant la cheminée, vers 1897
Encre sur papier - 23,2 x 21,5 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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Qu’il s’agisse de simples silhouettes croquées sur le vif ou de compositions plus abouties, ces dessins révèlent la pensée de l’artiste. Il retravaille inlassablement les mêmes motifs - les enfants jouant par exemple (ill. 1 et 3) -, et cherche sans cesse des cadrages dynamiques, c’est le cas de Clotilde lisant qui donne au spectateur l’impression de lire par-dessus son épaule (ill. 2) ; il la peint dans la même attitude en modifiant le point de vue, la présentant de profil, de trois-quarts, ou bien de dos, les bras ouverts pour tenir son journal.


4. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Pêcheurs portant des paniers, vers 1903
Encire sur papier - 22 x 31,7 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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5. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Halage d’une barque, vers 1903
Crayon et encre sur papier - 21,6 x 31,7 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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Les bords de mer sont évidemment son sujet de prédilection, Sorolla s’intéresse non seulement aux baigneurs, mais aussi aux travailleurs. Il saisit sur sa feuille des femmes portant des paniers (ill. 4), qu’on retrouve dans ses peintures, le halage d’une barque par des bœufs, scène également peinte (ill. 5) , ou encore un pêcheur accroupi au recto d’une scène de baignade (ill. 6 et 7)...
Le plus achevé des dessins est une étude au fusain de mains jointes posées sur des genoux, des mains calleuses de travailleur ou de vieillard (ill. 8).


6. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Pêcheur accroupi. Enfants et bateau (recto), vers 1903
Crayon sur papier - 22,4 x 16,2 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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7. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Voilier et enfants (verso), vers 1903
Crayon sur papier - 23 x 16 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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Enfin, l’une de ces esquisses est préparatoire à une peinture intitulée La Régence (ill. 9). En quelques traits, l’artiste met en place les grandes lignes de la composition : la reine Marie-Christine et son fils Alphonse XIII sont debout en haut d’une volée de marches, présentés légèrement en contre-plongée. Car Sorolla ne fut pas seulement un peintre de bord de mer.


8. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Etude de mains, vers 1889.
Fusain sur papier - 30 x 44.5 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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9. Joaquín Sorolla y Bastida (1863–1923)
Etude pour la Régence, vers 1903.
Crayon sur papier, 22 x 31,7 cm
Dallas, Meadows Museum
Photo : Kevin Todora
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