Le legs Wrightsman au Metropolitan (4) : dessins français du XVIIIe

Didier Rykner

1/9/19 - Acquisitions - New York, The Metropolitan Museum of Art - Avant-dernière brève consacrée au legs Wrightsman au Metropolitan Museum, elle traite uniquement de dessins, tous des figures de femmes du XVIIIe siècle français.


Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Femme jouant du violon vue de face, vers 1758-59
Sanguine, pierre noire, graphite, aquarelle - 25,9 x 16,2 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Femme jouant du violon vue de dos, vers 1758-59
Sanguine, pierre noire, graphite, aquarelle - 25,9 x 16,2 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Tout d’abord, deux feuilles de Carmontelle représentant le même sujet - une femme jouant du violon - sous deux angles différents (ill. 1 et 2). Sur l’artiste lui-même, peintre de la société aristocratique dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, avant la Révolution, nous renvoyons à l’article sur l’exposition de 2012 au Musée Condé qui conserve presque 500 dessins de sa main.
Les musiciens reviennent souvent dans les œuvres de Carmontelle - on connaît notamment la célèbre aquarelle représentant Mozart et sa famille au Musée Carnavalet. Si Carmontelle privilégiera de plus en plus les vues de profil, il s’agit ici de deux œuvres se situant relativement tôt dans sa carrière.


Augustin de Saint-Aubin (1736-1807)
Portrait de profil de femme, vers 1780-82
Crayon, sanguine, pierre noire, rehauts de blanc - 15,3 x 12,8 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Augustin est, après Gabriel, le plus connu de la famille Saint-Aubin. Le dessin de la collection Wrightsman (ill. 3) relève d’un genre qui se développa fortement dans l’art français de la fin du XVIIIe siècle, et dont Charles-Nicolas Cochin, l’artiste qui eut la plus forte influence sur Augustin de Saint-Aubin, fut l’initiateur : le portrait dessiné d’homme ou de femme de profil inscrit dans un ovale. La femme ici représentée n’a pas été identifiée, le dessin n’ayant par ailleurs jamais été gravé.


Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842)
Marie-Antoinette dans un parc
Pierre noire et craie blanche - 58,9 x 40,4 cm
New York, The Metropolitan Museum of Art
Photo : Domaine public
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Le dernier dessin est un portrait informel de Marie-Antoinette représenté par Elisabeth Vigée Lebrun (ill. 4). Il s’agit de la seconde œuvre de cette artiste du legs, avec son portrait peint de sa fille Julie (voir la brève du 23/8/19). À la différence des nombreux figures de Marie-Antoinette peintes par Vigée Lebrun, la reine ici n’est pas de face, et ne pose pas - ou à peine - semblant surprise dans une promenade méditative.

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