Le British Museum reçoit en dation une collection de 900 œuvres

Bénédicte Bonnet Saint-Georges
Dante Gabriel Rossetti (1828-1882),
La Mort de Breuse sans Pitié 1857-1865
Aquarelle - environ 35 x 26 cm
Londres British Museum
Photo : the Trustees of the British Museum.
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6/9/19 - Acquisition - Londres, British Museum - La collection de John Christian (1942-2016), historien de l’art spécialiste des préraphaélites auxquels il a consacré plusieurs expositions [1], a rejoint par dation le British Museum. Elle est riche de quelque 900 œuvres dont 500 céramiques, surtout des pièces du XIXe, du XXe et du XXIe siècle, parmi lesquelles on compte des réalisations des Français Ernest Chaplet et Auguste Delaherche. L’ensemble regroupe aussi 250 œuvres graphiques, dessins, estampes et aquarelles, de John Ruskin, Ford Madox Brown, Dante Gabriel Rossetti, Walter Crane, Alphonse Legros, Elizabeth Siddal, John Flaxman et de beaucoup d’autres... Enfin le collectionneur possédait un certains nombre de manuscrits.

Un florilège de cette collection est exposé au British Museum du 3 septembre au 12 novembre 2019 et les œuvres seront bientôt mises en ligne. Nous ne disposons pour l’instant d’aucun autre visuel que celui de ce qui en est probablement la pièce phare : l’aquarelle de Dante Gabriel Rossetti, La Mort de Breuse Sans pitié. Longtemps considérée comme perdue, elle avait reparu sur le marché de l’art en 1993 dans une vente de Christie’s.
Le sujet est tiré de la Morte d’Arthur, une compilation de textes en anglais et français sur la légende arthurienne réalisée par Thomas Malory et publiée en 1485. Alfred Tennyson’s, célèbre poète de l’ère victorienne, s’en inspira directement pour sa Morte d’Arthur composée en 1835.
Sir Dinadan, preux chevalier, prend la défense d’une belle jeune femme retenue contre son gré par l’ignoble chevalier Breuse dit Sans Pitié, qui a tué le frère de celle-ci. L’histoire dit que Breuse s’enfuit après avoir été blessé et le peintre choisit donc d’inventer la suite en représentant sa mort.
Cette œuvre, retouchée en 1865, fait partie d’une série de sept aquarelles que Rossetti réalisa pour William Morris en 1857 sur le thème du Moyen Âge. Celle-ci est la plus violente et se distingue donc dans l’art de l’artiste. Morris finit par les vendre et cinq d’entre elles sont conservées à la Tate Britain depuis 1916.

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