La « nouvelle définition du musée » ne sera pas votée à Kyoto

Didier Rykner
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7/9/19 - Politique muséale - Icom - Les musées ne seront pas - en tout cas pour l’instant, et pour au moins un an - « inclusifs et polyphoniques ». À l’assemblée générale extraordinaire de l’ICOM à Kyoto, où devait être votée la « nouvelle définition du musée » (qui paraît-il n’est plus adaptée à notre époque…), les participants ont finalement adopté à 70,41 % la proposition portée par l’ICOM France de repousser le vote de cette définition. De nombreux comités avaient en effet considéré que celle proposée « ne fai[sait] pas partie des contributions présentées par les membres ou les associations affiliées à l’ICOM » et que le travail fait en profondeur par les comités n’avait pas été suffisamment pris en compte (voir cet article). Surtout, ils dénonçaient la teneur évidemment politique de cette définition par ailleurs - c’est nous qui le disons, même si tous le pensaient tout bas - écrite dans un charabia invraisemblable.

Le vote lors de cette assemblée n’a pas lieu en fonction du poids respectif de chaque comité national, mais selon la répartition : un pays égale un vote. C’est donc une véritable victoire puisque cela signifie - contrairement à ce que l’on aurait pu craindre - que les vingt-deux comités signataires de la déclaration demandant un report (voir cet article) ont été rejoints par un grand nombre des 102 autres [1]. Il ne semble donc pas y avoir pour l’instant, même s’il faudra analyser la composition du vote, de schisme entre l’Europe et le reste du monde. Cela peut laisser espérer, pendant le temps où sera à nouveau discutée la définition du musée, un retour à la raison et une évolution raisonnable de celle-ci, qui resterait compatible avec celle qui existait depuis plus de 70 ans.

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