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L’éclatante réussite du Nationalmuseum de Stockholm

Didier Rykner
1. Le Nationalmuseum de Stockholm
Photo : Didier Rykner
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Alors que certains musées engagent des travaux pour montrer moins d’œuvres (voir par exemple cet article), le Nationalmuseum de Stockholm (ill. 1) s’inscrit parmi ceux qui aiment leurs collections et qui considèrent que leur premier devoir est de les montrer au public. Cela mérite d’être signalé en préambule de cet article consacré à la réouverture attendue, après plusieurs années de travaux, de cette institution.

Nous ne connaissions pas le musée avant qu’il ne ferme, ce qui nous empêchera de faire une comparaison avant-après, à l’exception de celle-ci : il y a désormais trois fois plus d’œuvres exposées qu’il n’y en avait naguère. Malgré des espaces gagnés sur les bureaux, cela entraîne nécessairement, car les collections sont riches et le bâtiment (relativement) petit, un accrochage serré, des tableaux à touche-touche et des vitrines remplies d’objets. Que ceux qui n’aiment pas les œuvres d’art passent leur chemin.

Nous n’aurons pratiquement que des compliments à adresser au musée. Nous commencerons donc par une seule critique : l’absence de cartels pour un certain nombre d’objets, le musée renvoyant à son application mobile via un système de numéro permettant de retrouver la fiche de l’œuvre. Cela est tout sauf pratique et si l’on comprend qu’il puisse être difficile (et encore !) d’identifier sur la signalétique toutes les miniatures d’une vitrine qui en est remplie, cela ne peut se justifier pour certaines peintures ou sculptures.

Le parcours, chronologique, mélange toutes les techniques et toutes les écoles suivant ainsi un modèle déjà adopté par le Rijksmuseum (voir l’article). Ce parti pris, qui ne marcherait pas au Louvre pour des raisons d’historique et d’ampleur du fonds, fonctionne assez bien ici : soit les collections sont quantitativement peu nombreuses, comme les peintures italiennes ou françaises du XVIIe siècle, ce qui permet des comparaisons bienvenues (et il est logique finalement d’accrocher un paysage du Guerchin non loin d’un tableau de Claude Lorrain), soit elles sont pléthoriques comme pour le XVIIIe siècle français et suédois, ou les paysages européens du XIXe, et leur confrontation permet de déployer un véritable discours d’histoire de l’art européen.


2. Cour des sculptures
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Didier Rykner
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Nous parcourrons le musée du second étage, où se trouvent les œuvres du XVIe au XVIIIe, jusqu’au premier qui va de 1800 jusqu’à nos jours (avec néanmoins une rupture notable de la thématique puisqu’on ne verra pas ici, ou presque pas, de tableaux et sculptures du XXe, ce siècle étant évoqué seulement avec le mobilier et le design). Mais il convient d’abord de dire un mot du rez-de-chaussée où la seule salle d’exposition est une cour intérieure remplie de sculptures du début du XIXe siècle (ill. 2), dont beaucoup sont dues à des Scandinaves. Ce havre de paix permet de se reposer…

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