Contenu abonnés

Foire de Maastricht (TEFAF) 2008

Maastricht, MECC, du 7 au 16 mars 2008.

1. Antonio de Bellis (actif entre 1635 et 1660)
La Libération de saint Pierre
Huile sur toile - 178,5 x 260,5 cm
Londres, Whitfield Fine Art
Photo : Whitfield Fine Art
Voir l´image dans sa page

Chaque année, la Foire de Maastricht est fidèle à sa réputation de plus important Salon d’antiquaire du monde. Comme en 2008 (voir article), cette chronique sera tout sauf objective. On trouvera à Maastricht quantité d’œuvres admirables du XXe siècle, des Léger, des Braque, des Picasso à ne plus savoir qu’en faire. Rien que pour cette partie plus moderne, la foire mériterait le déplacement. Mais nous ne parlerons pas en détail de cette section, non seulement parce qu’une partie de ces objets sortent du champ chronologique que nous traitons, mais aussi en raison de la compétence (ou plutôt de l’incompétence) sur ces sujets de l’auteur de ces lignes.

On commencera donc cette courte revue avec des tableaux du XVIIe siècle. Pour les italiens, on retiendra notamment, chez Clovis Whitfield, un saisissant Antonio de Bellis (ill. 1) représentant la Libération de saint Pierre. Mieux vaut un chef-d’œuvre d’un artiste moins connu qu’une toile secondaire d’un maître de premier plan. La raréfaction du marché de la peinture ancienne laisse encore place pour de nombreuses découvertes. Certes, les grands noms antérieurs au XVIIIe siècle sont rares. On ne verra pas ici de Rubens [1], ni de Raphaël. Un Autoportrait de Rembrandt chez Noortmann, petit mais d’une très haute qualité, fait figure d’exception, comme les deux Annibale Carracci chez Richard Feigen, toiles qu’on avait pu voir dans la récente rétrospective bolonaise. Les XVIIIe et le XIXe sont mieux représentés en artistes majeurs, mais il n’était pas forcément nécessaire de faire autant de publicité autour du seul tableau de Van Gogh, plutôt médiocre, présenté chez Dickinson. Le nom n’est pas forcément synonyme de qualité. Pour le prix de cette toile (plus de 30 millions de dollars dit le communiqué), on pourrait sans…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.