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Fine Arts Paris s’agrandit et réussit son retour

Fine Arts Paris vient d’ouvrir ses portes au Carrousel du Louvre, avec plus de marchands qu’il y a deux ans (l’an dernier, la foire était exclusivement en ligne) et une surface doublée. Un vrai grand salon, beaucoup d’œuvres remarquables, des visiteurs nombreux et des acheteurs avides de renouer le contact direct avec les œuvres : bref, une grande réussite qui confirme que la place parisienne est en train de reprendre sa place alors que Londres s’enfonce, davantage encore à cause du Brexit que du Covid.

Plusieurs musées, comme d’habitude, ont déjà acquis ou sont en voie d’acquérir des œuvres, dont des musées français, mais il est encore un peu tôt pour en parler ; nous y reviendrons bien sûr bientôt. En attendant, parcourons ce salon sans souci d’exhaustivité mais en reproduisant ici quelques-unes des œuvres qui nous ont particulièrement séduit, et donc certaines étaient déjà ornées d’un point rouge. Nous choisirons cette fois un déroulement à peu près chronologique.


1. Languedoc-Roussillon, vers 1500
Vierge de l’Annonciation
Pierre calcaire - H. 83,5 cm
Galerie Sismann
Photo : Didier Rykner
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Commençons donc par une sculpture, l’une des plus anciennes de la foire : une Vierge provenant du Languedoc-Roussillon, et datant des environs de 1500 (ill. 1), proposée par la galerie Sismann. Il s’agit peut-être - c’est en tout cas l’hypothèse du marchand - d’une Vierge de l’Annonciation, ce qui ne nous semble pas totalement convaincant. Ce qui l’est, en revanche, c’est son extraordinaire qualité et la douceur de ses traits, que la notice rapproche de la Vierge à l’enfant dite aussi Notre-Dame de Grasse du Musée des Augustins de Toulouse.


2. Jean de Saint-Igny (1595/1600-1649)
La Prédication du Christ
Huile sur toile - 60 x 48 cm
Galerie Coatalem
Photo : Galerie Coatalem
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Pour la peinture française du XVIIe, nous avons retenu trois œuvres. D’abord, un ravissant tableau du peintre rouennais Jean de Saint-Igny, représentant La Prédication du Christ (ill. 2) où Jésus prêche en chaire, dans une église, une iconographie peu banale dans un style typique de la peinture précieuse et encore teintée de maniérisme du début du siècle, autour de Lallemand, Vignon ou Brébiette. Cette peinture sur toile, qui témoigne presque du même raffinement qu’un cuivre, est présentée sur le stand d’Éric Coatalem.


3. Jacques Blanchard (1600-1638)
Apollon et Marsyas
Huile sur panneau - 54 x 75 cm
Galerie Jacques Leegenhoek
Photo : Galerie Jacques Leegenhoek
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4. Thomas Blanchet (1614-1689)
L’Incrédulité de saint Thomas
Huile sur toile - 134 x 169 cm
Galerie Michel Descours
Photo : Galerie Michel Descours
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Chez Jacques Leegenhoek, on retiendra un panneau de lambris de Jacques Blanchard (ill. 3), représentant Apollon et Marsyas, qui rappelle aussi les premières œuvres proches du maniérisme de Laurent…

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