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Expositions dans les galeries parisiennes : Moretti et Canesso

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23/11/23 Marché de l’art - Paris - La peste avec ses bubons et ses cadavres inspira des miracles aux saints et des chefs-d’œuvres aux artistes, ce dont témoigne Saint Charles Borromée donnant l’Eucharistie aux pestiférés d’Antonio Gherardi (ill. 1). On avait pu admirer cette toile à la Biennale de Florence en 2022 (voir l’article), elle est désormais visible à la Galerie Moretti récemment installée à Paris (voir la brève du 15/9/23). À l’occasion de sa nouvelle exposition, celle-ci ose proposer un résumé de l’histoire de l’art en une dizaine de tableaux : « Cinq siècles de peinture italienne » nous contemplent place du Louvre et nous entraînent du XIVe au XIXe, de sainte Catherine d’Alexandrie portant la roue de son martyre, peinte par Barnaba da Modena, à l’Autoportrait de la folie d’Antonio Mancini. Les quelques œuvres réunies ne sont pas dues aux plus grands noms, mais permettent justement de faire progresser les connaissances sur des artistes un peu moins connus.


1. Antonio Gherardi (1638-1702)
Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés
Huile sur toile - 135 x 98 cm
Paris, Moretti Fine Art
Photo : Moretti
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Outre l’exemple baroque de Gehrardi, le XVIIe est aussi illustré par une interprétation du caravagisme, avec une Madeleine récemment attribuée à Angelo Caroselli (ill. 2). Exposée face à une Vierge à l’enfant du même peintre, d’un style plus classique, elle permet de montrer l’éclectisme de son style, dont l’évolution n’est pas évidente. Il reprit en tout cas la figure de la Madeleine à plusieurs reprises. On peut notamment en voir une au San Diego Museum et une autre au Musée Calvet, dans une posture assez comparable à celle-ci, longtemps considérée comme la représentation d’un homme. « Peintre irrévérencieux [1] », autodidacte, amateur de sujets de sorcellerie, il fut peintre, restaurateur et copiste, reprenant les œuvres de Raphaël, Titien ou Caravage à la demande de commanditaires,…

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