Un arrêté sème l’inquiétude à la direction générale des Patrimoines

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21/1/20 - Politique - Ministère de la Culture - La publication d’un arrêté au journal officiel a donné quelques sueurs froides à beaucoup de personnes à la direction générale des Patrimoines. À le lire en effet, on pouvait conclure légitimement que la plupart des bureaux constituant les sous-directions disparaissaient. Par les temps qui courent, alors qu’une réorganisation - réelle cette fois - doit avoir lieu en mars ou avril prochain et que le ministre a affirmé que les services centraux devaient « se repositionner […] sur ses missions de conception, de pilotage, d’animation et d’évaluation des politiques culturelles [1] », tout en menant une « démarche de déconcentration des dispositifs », ces inquiétudes sont assez compréhensibles.

Il s’agissait pourtant - en tout cas pour l’instant - d’une fausse alerte comme nous l’a indiqué la communication du ministère, et comme nous l’a confirmé le directeur général des patrimoines Philippe Barbat. En réalité, cet arrêté avait simplement pour objectif de ne pas préciser l’organisation en-dessous des sous-direction, les secrétariat général du gouvernement estimant que chaque ministère était libre de son organisation détaillée et que cela ne relevait pas du niveau de l’arrêté. Philippe Barbat nous a indiqué qu’il avait rédigé une décision en ce sens, qui confirmait l’organisation actuelle et qui doit paraître au Bulletin officiel du ministère de la Culture mais que celui-ci ne sera publié qu’au mois de février. C’est ce décalage qui pouvait laisser penser que tous ces bureaux disparaissaient. Nous avons pu également avoir confirmation que les départements transversaux, la mission de la sécurité et celle de l’inventaire ne seraient pas non plus supprimés : pour l’instant, l’organisation de cette direction ne bouge pas.

S’il s’agissait donc d’une fausse alerte - et d’une communication pas très heureuse - il reste que la direction générale des Patrimoines sera bientôt l’objet, comme toutes les autres directions des ministères, d’une réorganisation et qu’il est nécessaire de rester vigilant.

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