Six catalogues de musées Contenu abonnés


Fort heureusement, le développement des bases de données sur Internet ne nuit pas à la publication de catalogues de musées, toujours plus nombreux. Nous chroniquons ici plusieurs de ces ouvrages récemment parus, traitant de collections de musées français, à l’exception du catalogue des dessins français de Darmstadt dont une sélection a récemment été présentée au Louvre.

Catalogue des peintures italiennes du musée du Louvre

jpg-couverture_peintures_italiennes_louvre-jpg Le dernier catalogue sommaire des peintures italiennes du Louvre date de 1981 (l’intégralité de son fonds, français et étranger, fut publié entre 1979 et 1986). Près de trente ans après, l’école italienne inaugure la nouvelle série des catalogues sommaires. Entre temps sont parus les deux volumes du catalogue raisonné des œuvres du XVIIe siècle (voir article), les catalogues des donations Kaufmann-Schlageter et Lemme ainsi que ceux des nouvelles acquisitions.
Certaines photos (en noir et blanc) sont plus grandes qu’en 1981, d’autres, inexplicablement, plus petites. Certaines mêmes sont à la limite de la lisibilité (La Présentation au Temple de Gentile da Fabriano par exemple). Les principales différences portent sur la bibliographie et l’historique. Les publications essentielles sont citées alors que dans la précédente édition seuls les catalogues du Louvre étaient pris en compte. Quant à l’historique, il s’agit d’une toute nouvelle rubrique, seul le mode d’entrée au musée étant préalablement signalé. Enfin, plutôt que de lister les artistes uniquement par ordre alphabétique quel que soit leur siècle, ceux-ci ont été répartis par période (XIIIe-XVe, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe).
Parmi les tableaux ne faisant plus partie des collections depuis le dernier catalogue, on rappellera les cas douloureux du Moretto da Brescia, du Bernardo Strozzi, de l’Alessandro Magnasco et du Giambattista Tiepolo, M.N.R. rendus aux héritiers Gentili di Giuseppe. Si ces restitutions étaient tout à fait légitimes, on regrette que le Louvre n’ait pas tout tenté pour les racheter. En 2000, il est possible que le musée n’avait pas les moyens d’acquérir le Tiepolo entré la même année au Getty Museum. Mais le Strozzi est repassé en vente chez Sotheby’s en 2007 où il s’est vendu 540.000 dollars alors que le Louvre n’est plus ce qu’on pourrait appeler un musée pauvre. On se demande aussi pourquoi les autres M.N.R., jusqu’ici catalogués dans les collections du musée, ne sont plus que cités en annexe et même pas illustrés (ce qui aurait permis de constater que le M.N.R. 256, par Andrea Solario, est une Annonciation et non une Visitation). La non prise en compte dans ce catalogue, si ce n’est sous la forme d’une citation, des peintures inscrites sur les inventaires du département des Arts Graphiques et du département des Objets d’Art est tout autant énigmatique alors qu’on ne cesse de nous rebattre les oreilles des vertus de la transversalité des collections.


JPEG - 25.2 ko
1. Attribué à Giovanni di Tommmasino
Crivelli (connu de 1434 à 1481)
Le Christ en croix adoré par

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Publications : Brescia nell’età della Maniera. Grandi cicli pittorici della Pinacoteca Tosio Martinengo

Article suivant dans Publications : Museum connection. Enquête sur le pillage de nos musées