Réaction de Pierre Rosenberg à l’inclusion des œuvres d’art dans l’ISF


Pierre Rosenberg, de l’Académie Française, est président-directeur honoraire du Musée du Louvre.

Quelles seraient les conséquences d’une inclusion des œuvres d’art dans l’assiette de l’ISF ?

Ce serait une mesure catastrophique. D’une part les collections se cacheront, et il sera beaucoup plus difficile pour les musées d’emprunter des œuvres, et d’autre part elle sera inapplicable car une œuvre d’art a une valeur toute relative. Qui décidera de celle-ci ? Il faut se reporter à l’article impeccable de Jacques Thuillier sur cette question dans l’éditorial de la Revue de l’Art.
Les musées vivent avec les collectionneurs. Ces œuvres d’art c’est aussi la richesse d’un pays. Quand on exporte une Renault, on enrichit le pays. Quand on exporte une œuvre, on l’appauvrit. Le patrimoine d’un pays, c’est à la fois son patrimoine public et son patrimoine privé. C’est un point majeur.

Propos recueillis par Didier Rykner

A lire aussi, dans le même dossier :

ISF et œuvres d’art : il faut penser à la suite

Les grands musées contre l’ISF sur les œuvres d’art

Les maires socialistes des grandes villes s’engagent contre l’ISF sur les œuvres d’art

Nos réponses au débat de la Commission des finances sur l’ISF et les œuvres d’art

Lettre ouverte aux parlementaires à propos de l’inclusion des œuvres d’art dans l’ISF

Interview de Jack Lang

Interview de Jean-Jacques Aillagon

Réaction de la Fédération française des Sociétés d’Amis de Musées à propos de l’inclusion des œuvres d’art dans l’ISF

Impôt sur la fortune et œuvres d’art : un combat de trente ans


La Tribune de l’Art, samedi 13 octobre 2012





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Musées : Réaction de la Fédération française des Sociétés d’Amis de Musées à propos de l’inclusion des œuvres d’art dans l’ISF

Article suivant dans Musées : Interview de Jean-Jacques Aillagon à propos de l’inclusion des œuvres d’art dans l’ISF