Une écritoire en piqué acquis par le Musée de Houston

Bénédicte Bonnet Saint-Georges

1/5/19 -  Acquisition - Houston, Museum of Fine Art - L’art du piqué a fait l’objet d’une magnifique exposition à la Galerie Kugel l’hiver dernier (voir l’article). C’est à cette occasion qu’une écritoire a été acheté par le Museum of Fine Art de Houston.


1. Attribué à Giuseppe Sarao (actif vers 1735)
Écritoire à décor des quatre saisons, vers 1735-1745
Écaille piquée d’or et de nacre
Houston, Museum of Fine Arts
Photo : Galerie Kugel
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2. Attribué à Giuseppe Sarao (actif vers 1735)
Écritoire vue de haut
Écaille piquée d’or et de nacre
Houston, Museum of Fine Arts
Photo : Galerie Kugel
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La production d’écaille piquée connut son apogée à Naples au XVIIIe siècle. Un artiste se distingua plus particulièrement, Giuseppe Sarao, à qui l’on attribue les plus belles pièces telles que la table conservée à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.
Comme l’explique Alexis Kugel dans le catalogue de l’exposition, les écritoires étaient les objets les plus populaires. Ils se composent en général d’un encrier, d’un poudrier, d’un porte-plume et parfois d’une clochette, disposés sur un plateau, dans des moulures à leurs formes. Le Louvre en conserve un bel exemplaire qui illustre le style fin de Sarao, dans les années 1725-1735 environ, doté d’un plateau de forme ronde.
Plus tardif, le modèle de Houston est le plus fréquent avec son plateau contourné, un deuxième encrier et le porte-plume placé au centre. Le style est plus chargé, le décor en écaille piquée d’or et de nacre se déploie en rinceaux et volutes ; des cartouches abritent des putti sur les gobelets et les allégories des quatre saisons sur le plateau.

Cette écritoire rejoint dans les collections un nécessaire également attribué à Giuseppe Sarao.

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