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La Biennale des Antiquaires de Florence 2026 a ouvert ses portes
La Biennale de Florence revient, comme on peut s’y attendre, tous les deux ans. Et tous les deux ans, l’édition de ce salon est d’une qualité égale, haute, et consacrée essentiellement à l’art italien, dont beaucoup de peintures et de sculptures baroques. Mais si l’on rencontre des étrangers, beaucoup de Français, des Anglais et même des conservateurs de musées américains, ils ne peuvent guère acheter car un très grand nombre d’œuvres est notifié, ce qui signifie qu’elles ne peuvent être exportées, sans d’ailleurs que l’État italien soit obligé de les acheter pour empêcher leur sortie d’Italie. Un système très strict, même si, théoriquement, le montant minimum nécessitant un certificat a été haussé récemment à 50 000 € [1].
Paysage fluvial avec des bateliers, vers 1588-1590
Huile sur toile - 66 x 86 cm
Galleria Alice Fine Art
Photo : Galleria Alice Fine Art
Tel n’est pas le cas, en revanche, de ce que beaucoup estiment être le plus beau tableau de la foire : un paysage d’Annibale Carracci (ill. 1), d’une datation très précoce, la fin des années 1580, ce qui en fait un des tout premiers paysages classiques, plusieurs années avant celui de la Galleria Doria Pamphili, peint en 1604. Cette œuvre a d’autant plus étonné qu’elle est présentée sur le stand des antiquaires jusque-là à peu près inconnus, la Galleria Alice, qui se trouve à Rimini.
Parmi les tableaux italiens, très nombreux donc, nous retiendrons aussi une toile que nous avions récemment reproduite sur le site, lorsque nous avions parlé de l’acquisition par l’Accademia de Venise d’une allégorie, L’Abondance (ill. 2) d’Antonio Balestra (voir la brève du 4/8/26). Celle-ci ornait, en compagnie de la précédente, la Ca’Zenobio, vendue par Milani Antichità.