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Fine Arts Paris, au Grand Palais
Inauguré vendredi, le salon Fine Arts Paris, qui fermera ses portes mercredi soir, semble déjà un succès, ce qui est une bonne chose pour le marché de l’art français et, partant, pour les musées. Pour sa deuxième édition au mois de septembre, avec une température très agréable qui ne fait pas regretter les éditions de novembre, les clients étaient donc au rendez-vous, même si les musées américains étaient rares. En revanche, la présence du musée national de Shanghai était remarquée, et il a beaucoup acheté (on nous a soufflé le chiffre de seize œuvres). Qu’un musée chinois s’ouvre aux collections européennes est une bonne nouvelle pour les marchands, peut-être moins pour les musées français qui verraient donc surgir un nouveau concurrent. Mais c’est le jeu, et l’ouverture à la culture occidentale de ce pays ne peut pas être une mauvaise chose en soi.
Signalons d’abord la présence de trois invités. Un musée, celui du Grand Siècle, qui présente des œuvres provenant de la collection Rosenberg et de nouvelles acquisitions ; la COARC, le service de conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris, qui présente trois œuvres récemment restaurées et une sculpture en cours de restauration ; et, enfin, la Sauvegarde de l’Art français qui montre trois œuvres également restaurées grâce à son financement. Nous reviendrons dans un article sur ces trois stands un peu différents, où rien n’est à vendre.
Comme chaque année, notre sélection est, par la force des choses, incomplète et subjective. Nous aurions pu retenir beaucoup plus d’œuvres, mais il faut espérer que cet échantillon donnera envie au lecteur de visiter le salon, d’autant que celui-ci sera ouvert jusqu’à 22 h lundi 21 et mardi 22 septembre.
Nous ferons notre parcours en classant les œuvres selon un ordre chronologique, forcément imparfait car certaines d’entre elles sont de datation imprécise.
Le Char du Soleil
Plume et encre brune, lavis brun, rehaussé de blanc - 54,5 x 23,2 cm
Galerie De Bayser
Photo : Galerie De Bayser
Vierge à l’enfant, vers 1640
Terre cuite polychrome - 47,4 x 15,3 x 13,8 cm
Galerie Édouard Ambroselli
Photo : Galerie Édouard Ambroselli
Nous commencerons chez la galerie De Bayser qui montre une sanguine spectaculaire du Crémonais Antonio Campi (ill. 1). Passée en vente avec une attribution prudente à cet artiste, elle s’est révélée être effectivement de sa main puisque les galeristes ont pu identifier la fresque qu’elle prépare, au plafond de la sacristie de l’église San Pietro al Po, à Crémone.
Passons, sans transition, au XVIIe siècle, et à la sculpture, avec une terre cuite mancelle de Charles Hoyau (ill. 2), présentée par Édouard Ambroselli, remarquable notamment parce qu’elle a conservé sa polychromie originale.