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Six gouaches de Maud Hunt Squire pour Orsay
8/9/26 - Acquisitions - Paris, Musée d’Orsay - Six plaisantes vues parisiennes, qu’on imaginait déjà au Musée Carnavalet, accueillaient les visiteurs du stand de la galerie Drylewicz à la dernière édition de Fine Arts Paris [1] : très remarquées, elles y furent vite agrémentées de pastilles rouges derrière lesquelles se cachait le Musée d’Orsay. On ne peut que s’en réjouir : l’institution achète ainsi ses premières œuvres de Maud Hunt Squire, illustratrice et graveuse américaine, tout en sélectionnant des sujets si parisiens qu’on espère les revoir rapidement accrochées sur ses cimaises. Il fallait auparavant visiter le Musée franco-américain du château de Blérancourt comme les musées bretons de Quimper et Pont-Aven pour découvrir l’artiste ou ses œuvres.
Au Café d’Harcourt, Boul’Mich, vers 1909
Gouache sur carton - 37,5 x 35 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : Galerie Drylewicz
Au Café du Panthéon, vers 1909
Gouache sur carton - 35 x 37,5 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : Galerie Drylewicz
Au fil des quatre premières gouaches, on marche en quelque sorte dans les pas de Maud Hunt Squire en remontant le long du boulevard Saint-Michel : cette « série » a commencé au café d’Harcourt (ill. 1) où nous toise une femme vêtue de rose bordé d’hermine, tandis que le serveur attend les commandes. Aujourd’hui disparu, situé à l’angle du boulevard et de la place de la Sorbonne, l’établissement fut l’un des hauts lieux de la nuit parisienne jusqu’à sa fermeture définitive sous l’Occupation. La seule scène extérieure de l’ensemble, Au café du Panthéon (ill. 2), nous fait remonter vers le Sud de la capitale en montrant encore une élégante au milieu de la composition, structurée par des arbres et des arbustes en pot et non plus les colonnes de la salle du café. Plus animées, plus masculines aussi, deux vues…