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Samaritaine : la victoire de Bernard Arnault, la défaite du patrimoine et de l’architecture

Didier Rykner 3 3 commentaires

Depuis la décision plus que contestable du Conseil d’État permettant à LVMH et Bernard Arnault de détruire le dernier bâtiment du XIXe siècle (on le voit sur l’ill. 3) encore debout, pour construire un nouvel édifice de la Samaritaine, nous n’avions rien écrit à ce sujet.


1. Les bâtiments de la Samaritaine
(à gauche) en 2008
Photo : Google Maps
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2. Les bâtiments de la Samaritaine
(à gauche) en 2019
Photo : Didier Rykner
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3. Les bâtiments de la Samaritaine en 2008
Photo : Google Maps
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4. Les bâtiments de la Samaritaine en 2019
Architecte : SANAA
Photo : Didier Rykner
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On pourra lire les articles que nous avions publiés au sujet de cette affaire. L’un d’entre eux résumait notre position et celle des associations de protection du patrimoine, en expliquant pourquoi ce chantier n’aurait jamais dû démarrer. Ce que nous contestions d’ailleurs, ce n’était pas en soi le bâtiment projeté par SANAA, son architecte, mais d’une part la destruction d’un bâti ancien de qualité des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, au cœur même de Paris, et d’autre part la rupture que ce nouveau bâtiment allait instaurer dans le contexte architectural de la rue de Rivoli. Le PLU interdisait d’ailleurs cette rupture, et c’était cela que le tribunal administratif avait jugé avant que le Conseil d’État ne revienne sur cette décision.

Notre combat, nous le précisons pour ceux qui ne l’ont pas compris (certains de bonne foi, d’autres pour décrédibiliser nos positions) n’est pas contre l’architecture contemporaine. Celle-ci a de grandes réussites (le MUCEM, le Louvre Abu Dhabi, l’IRCAM, la passerelle Solférino…) et de grands échecs (parfois dus aux mêmes architectes, d’ailleurs). Il est contre l’insertion de force d’une architecture contemporaine non respectueuse de son contexte au sein d’un lieu historique, et contre les destructions qu’elle génère. Nous n’avions même pas…

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