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Réponse de la Ville de Versailles à propos du PLU
Privilégier la requalification paysagère des espaces qui prolongent le parc de Versailles au « mitage »
À [1] la lecture des deux articles de la Tribune de l’Art (voir ici et ici), il apparait qu’un certain nombre d’éléments juridiques n’ont pas été pris en compte. Il est opportun d’apporter quelques éclairages complémentaires qui favoriseront une meilleure compréhension du sujet par le lecteur.
Une norme supérieure s’impose au PLU : le SDRIF (le schéma directeur de la Région Ile de France). Les orientations et les prescriptions du Schéma Directeur s’imposent dans un rapport de compatibilité aux documents d’urbanisme locaux tel que le PLU.
Le projet de SDRIF de 2008 confirme les orientations et les destinations des sols pour les trois secteurs concernés de Pion, Satory, Matelots- Mortemets.
En attente de l’approbation du nouveau Schéma Directeur, le document applicable est celui de 1994.
Selon le SDRIF, Satory et Pion sont répertoriés en « espaces urbanisés » et « espaces urbanisables », ceux de Matelots et de Mortemets sont des « espaces urbanisés ».
Toute discussion invitant à classer ces espaces en zones naturelles, non urbanisables, sont donc vaines. La seule possibilité offerte à la Ville de Versailles pour préserver l’avenir de ces espaces est d’obtenir une servitude de gel des constructions dans une durée limitée dans le temps (durée maximale légale : 5 ans).
Il s’agit d’imposer une période de réflexion et d’étude favorisant la mise en œuvre de projets d’ensemble de qualité fondés sur la cohérence végétale et architecturale avec le tracé naturel et le bâti d’exception qui fondent l’identité de Versailles.
C’est ce qui est proposé dans le PLU actuel.
Face aux contraintes légales imposées à la Ville de Versailles dans la révision de son PLU, la seule possibilité offerte à la Ville est de s’opposer au « mitage », aux constructions au « coup par coup », désordonnées et à toute forme de constructibilité qui ne prendrait pas en…