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Quand le Louvre fait école...

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Cet article comporte une erreur que nous détaillons dans le post-scriptum : les prêts de dessins du Louvre sont désormais de quatre mois, plus de trois.

Un conservateur français est en train de faire école. Malheureusement il n’y a pas lieu de s’en réjouir, puisque la pratique qui se développe désormais dans certains musées européens est particulièrement stupide et ridicule…

Nous avions en effet signalé à plusieurs reprises le grotesque de la ligne du département des dessins du Musée du Louvre, en vigueur depuis l’arrivée à sa tête de son directeur actuel (voir par exemple ici) : retirer les œuvres des expositions lorsque celles-ci dépassent ne serait-ce que d’une journée les trois mois réglementaires. C’est ainsi qu’il interprétait de manière particulièrement bornée la règle, pour les dessins, des trois mois d’exposition suivis de trois ans sans être montrés. Une règle qui répond, nous ne le contestons évidemment pas, à des contraintes de conservation : l’exposition des dessins à la lumière les abime, inexorablement.

Mais cette dégradation est évidemment très lente, et d’autant plus lente que de bonnes pratiques se sont développées au cours du temps qui limitent les effets de la lumière : éclairage pas supérieur à 50 lux ou verres anti-UV qui diminuent plus drastiquement encore les conséquences néfastes d’une trop longue exposition. Cela devrait inciter les musées à faire preuve de compréhension et à adapter les pratiques à la réalité. Montrer dans de bonnes conditions un dessin pendant quelques jours, voire quelques semaines de plus que trois mois n’est pas forcément nuisible. Certaines feuilles n’ont été que très peu exposées au cours de leur histoire récente, et quelques jours de plus, avec toutes les précautions requises, sont souvent sans conséquences. Qui pourra même croire que pour n’importe quel dessin, avec toutes les précautions nécessaires quelques jours de plus ou de moins pourraient changer quelque chose ? Instaurer un couperet à trois mois exactement, sans même considérer l’historique de l’œuvre ou l’intérêt de sa présentation dans l’exposition, est tout simplement ridicule et relève bien plus d’une…

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